Colère des pêcheurs : depuis cette nuit, une centaine de membres de la profession bloquent le dépôt d’hydrocarbures de Frontignan
Une centaine de pêcheurs ont bloqué, tôt ce matin du mercredi 16 septembre, l’accès au dépôt pétrolier à Frontignan.
Troisième jour de mobilisation pour les pêcheurs de Méditerranée, à Sète, qui protestent contre la hausse des prix des carburants et les restrictions de pêche du plan WestMed.
Depuis cette nuit de mardi à mercredi, les pêcheurs ont monté un barrage qui empêche l’accès au dépôt d’hydrocarbures de Frontignan.
L’accès y est bloqué depuis environ 2h30. Les pêcheurs, environ une centaine, ont incendié des pneus et des palettes. Ils ont mis en place un barrage filtrant laissant passer les travailleurs mais pas les camions de réapprovisionnement. Sur place, les forces de police et les pompiers sont présents afin d’assurer la sécurité et le maintien de l’ordre.
Interpeller le gouvernement
Cette mobilisation vise à interpeller le gouvernement sur la hausse du prix du carburant et la dégradation de leurs conditions de travail. Mardi, les pêcheurs avaient pris leurs quartiers à la capitainerie du port. Il avait également été décidé de bloquer le départ d’un ferry pour la Corse.
"Malheureusement, il faut en passer par là tant qu’on n’aura pas de réponses", avait concédé Martial Lubrano, le prud’homme major de la pêche à Sète, après une assemblée générale tenue devant la capitainerie du port.
Un blocage à Fos-sur-Mer mardi
Mardi matin déjà des pêcheurs avaient bloqué pendant plusieurs heures un dépôt pétrolier à Fos-sur-Mer, avant une intervention des CRS qui avaient levé le blocage. Les pêcheurs avaient déployé des banderoles : "L’Europe nous tue", "L’UE coule nos bateaux et Paris nous regarde".
Les comités régionaux des pêches d’Occitanie, de Paca et de Corse, les trois organisations de producteurs (OP) de Méditerranée et des syndicats de marins (salariés et patronaux) ont lancé lundi un mouvement de protestation commun sur la façade Méditerranée.
Les professionnels de la pêche dénoncent "une dégradation continue de leurs conditions d’activité", en raison notamment de "la hausse des coûts d’exploitation et du carburant" mais aussi une "multiplication des contraintes administratives et réglementaires".
AFP