Colère des lycéens: Éric Ciotti demande la "révocation" du maire de Saint-Denis Bally Bagayoko qui "incite et attise la violence"
Le maire (UDR) de Nice accuse l'édile insoumis dyonisien "d'attiser la violence" lors des blocages de lycéens en colère, assurant aussi que si LFI arrivait au pouvoir "nous serions immédiatement dans une dictature sanguinaire".
L'allié du RN Éric Ciotti a demandé ce mardi 6 octobre la "révocation" par le Conseil des ministres du maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko, qu'il accuse "d'attiser la violence" dans le cadre du mouvement de blocage des lycées.
"Je demande la révocation de Bally Bagayoko en Conseil des ministres", a affirmé sur CNews le maire de Nice, soulignant que cette instance a la "faculté" de prendre ce genre de mesure "quand un maire trahit sa charge".
Ce contenu ne peut pas être affiché
Ce contenu ne peut pas être affiché sans votre consentement car il implique l’utilisation de cookies déposés par son fournisseur. Ces cookies peuvent notamment permettre de mesurer l'audience, personnaliser le contenu ou suivre votre navigation. Pour afficher ce contenu, vous pouvez :
Paramétrer vos choix afin d'accepter uniquement les cookies liés à ces contenus tiers en cliquant sur « Paramétrer les cookies ». Vous pouvez à tout moment modifier vos choix et retirer votre consentement en cliquant sur « Paramétrage des cookies » figurant en bas de page de ce site.
Pour en savoir plus, vous pouvez également consulter notre politique de protection des données personnelles. Sans votre consentement, ce contenu ne peut pas être affiché
"Il incite et attise la violence, alors qu'il est officier de police judiciaire et le représentant de l'État", a-t-il affirmé, assurant que si LFI arrivait au pouvoir "nous serions immédiatement dans une dictature sanguinaire".
Un signalement en justice contre Bally Bagayoko
Le préfet de police de Paris Patrice Faure a saisi la semaine dernière la justice contre Bally Bagayoko pour "des faits présumés de provocation à commettre un délit".
Soutenant les lycéens mobilisés, l'édile insoumis avait estimé la semaine dernière que "la violence, à un moment donné, peut être légitime". "Mais chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux", avait-il aussitôt nuancé.

Par ailleurs, Éric Ciotti a douté "de la sincérité de la colère de Sébastien Lecornu cet après-midi" à l'Assemblée nationale où il a condamné les violences en marge des manifestations des lycéens et réfuté toute "répression policière".
"Sur le fond, il a totalement raison, mais on ne peut pas avoir un double discours. On ne peut pas dénoncer LFI après les élections et s'allier avec eux aux élections", a affirmé le député des Alpes-Maritimes, en allusion au barrage républicain contre le RN lors des législatives anticipées de 2024.
Sujets liés :