CAC40 : le pétrole et la Fed maintiennent la pression
Le CAC 40 a encore reculé ce mardi, abandonnant 0,3% à 8.090 points. La prudence domine à la Bourse de Paris à la veille de la décision très attendue de la Réserve fédérale américaine, qui devrait relever ses taux de 0,25 point mercredi soir pour poursuivre sa lutte contre l'inflation. Les investisseurs restent également attentifs à l'évolution des prix de l'énergie.
Le pétrole demeure à des niveaux élevés, avec un Brent de la mer du Nord toujours autour de 108 dollars le baril. La situation au Moyen-Orient ne montre aucun véritable signe d'apaisement. De nouvelles attaques des Houthis ont notamment visé l'Arabie, tandis que les discussions entre l'Iran et les puissances du Golfe sur une éventuelle réouverture du détroit d'Ormuz restent bloquées.
Cette situation continue d'alimenter la tension sur les marchés obligataires. Le rendement du Treasury américain à 10 ans évolue à son plus haut niveau depuis 2007, autour de 5%. En France, le rendement de l'OAT 10 ans se maintient à 4,50%.
Valeurs en hausse
Thales gagne plus de 4% à 239,9 euros après la sélection par l'UGAP, à l'issue de sa procédure de consultation, des prestations proposées par le groupement réunissant Atos, Open et Thales pour ses marchés PEC et EIR, pour une durée de quatre ans.
Atos est mandataire du lot PEC, consacré aux prestations réalisées dans un environnement cloud, tandis qu'Open est mandataire du lot EIR, qui concerne l'exploitation informatique et réseau. Thales apporte au consortium son expertise en matière de sécurité et de souveraineté numérique.
Ces marchés de l'UGAP s'adressent notamment aux ministères, collectivités territoriales, établissements publics, établissements de santé, caisses et entreprises, ainsi qu'à l'ensemble de ses clients. Ils doivent accompagner leur transformation numérique sur tout le territoire, y compris dans les DROM-COM, pour les prestations liées aux infrastructures informatiques et aux services associés aux clouds publics ou privés.
DMS Group bondit de 12,2% à 1,10 euro après avoir publié un EBITDA semestriel de 2,6 M€, en hausse de 52% sur un an. La marge d'EBITDA atteint ainsi 11,7%, contre 7,2% au premier semestre 2025 et 9,1% sur l'ensemble de 2025.
Cette amélioration intervient malgré un environnement de marché difficile et un recul de 6% de l'activité. Le spécialiste des systèmes d'imagerie médicale l'attribue aux mesures engagées pour améliorer sa performance opérationnelle, conformément au plan stratégique Imaging 2027. Le résultat opérationnel courant progresse de 185%, à 1,4 M€, tandis que le résultat net consolidé atteint 0,5 M€, contre une légère perte nette un an auparavant.
Delfingen progresse de 8,1% à 31,9 euros après avoir confirmé l'amélioration de sa rentabilité au premier semestre. Le groupe maintient ses objectifs annuels, avec un chiffre d'affaires attendu stable à taux de change constant, une marge opérationnelle courante supérieure à 7,5% et un levier d'endettement inférieur à 2,25 fois.
Valeurs en baisse
Après leur forte progression de lundi, Capgemini et Dassault Systèmes refluent chacun d'environ 1%. Les deux titres avaient profité de leur profil de bénéficiaires potentiels d'un ralentissement de la course aux investissements dans l'intelligence artificielle.
AXA cède 0,1% à 43,6 euros après la présentation de son plan stratégique 2027-2029 et de ses objectifs financiers. L'assureur vise entre 7% et 9% de croissance annuelle composée du résultat opérationnel par action entre 2026 et 2029.
AXA prévoit également une rentabilité opérationnelle des capitaux propres (ROE) comprise entre 15% et 17% sur la période, ainsi qu'une croissance annuelle composée de la valeur comptable par action, dividendes cumulés inclus, située vers le milieu de la dizaine de pourcent. Le groupe table enfin sur environ 25 milliards d'euros de remontées de trésorerie organiques cumulées entre 2027 et 2029.
LVMH abandonne 2,6% à 406,4 euros. Le groupe de luxe est désormais sur le point de perdre sa place d'entreprise française la mieux valorisée en Bourse au profit de L'Oréal. Sa capitalisation est passée légèrement sous la barre des 202 milliards d'euros.
Ce recul devrait également faire sortir LVMH du classement des dix plus grandes sociétés cotées en Europe, une première depuis 2017. Le palmarès européen est actuellement dominé par ASML, Roche et HSBC.