Cinq ans sans entraîner, un motif d'inquiétude pour Zinédine Zidane, attendu pour succéder à Didier Deschamps à la tête de l'équipe de France ?
Le Ballon d'or 1998, annoncé depuis de longs mois comme le prochain sélectionneur de l'équipe de France, n'a plus entraîné depuis son deuxième passage au Real Madrid, entre 2019 et 2021, un cas rare mais pas unique dans le milieu du football.
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié le 27/07/2026 13:31
Temps de lecture : 4min
Les entraîneurs ont tous des trous dans leur CV, mais une si longue pause après de premières expériences aussi clinquantes, c'est un luxe qu'il est le premier à se payer. "Avec l'expérience, on ne va pas n'importe où, on va dans les choses qui nous plaisent", confie Philippe Montanier, qui a lui-même attendu deux ans et demi entre son départ de Toulouse et son récent passage à Saint-Etienne, n'hésitant pas à décliner "d'autres opportunités" entre temps.
Quand on a sa carrière, on n'a pas vraiment de pression là-dessus, on peut vraiment prendre des défis qui nous intéressent et on est prêt à patienter.
Philippe Montanier à propos de Zinédine Zidane,
à franceinfo: sport.
Pendant cinq ans, Zinedine Zidane a fait des apparitions régulières pour des sponsors ou des associations, et s'est ressourcé en famille. "Lorsqu'on est en activité, on est dans une machine à laver sept jours sur sept et dix heures par jour", explique Philippe Montanier. Sans poste, les entraîneurs ne chôment pas entièrement non plus, comme le confie celui qui a aussi dirigé en Espagne (la Real Sociedad) : "On regarde les autres matchs, on est en relation avec les collègues, on va en observation parfois dans d'autres clubs". Certains s'astreignent à un planning, d'autres font au gré "des envies, des matchs qui se présentent". Le tout étant de trouver "un bon équilibre entre rester connecté et recharger les batteries".
Un seul autre grand entraîneur français en activité a connu une parenthèse similaire avant de revenir aux affaires : Laurent Blanc. "Le temps fut parfois long", avouait-il lors de son intronisation à la tête de l'Olympique lyonnais, six ans après son départ du PSG, avec seulement une pige de deux ans au Qatar entre temps. Il assurait pourtant : "Ma vision du football n'a pas changé d'un iota".
Celle de Zinédine Zidane, qui ne s'est jamais montré très dogmatique au Real Madrid, ne devrait pas non plus être métamorphosée : un penchant offensif, par une domination de la possession presque autant que par attaques rapides, et une certaine malléabilité tactique. Il n'y a pas vraiment de raison de craindre qu'il soit dépassé en 2026.
"L'histoire du foot, ce n'est qu'une répétition d'évolutions, mais plus personne n'invente rien, juge Philippe Montanier. On s'aperçoit que, par exemple, le jeu de possession espagnol, la Hongrie de Puskas en 58 l'avait déjà. Il y a quelques évolutions dans les animations offensives et défensives, notamment liées à la qualité et aux profils des joueurs."
Au Real Madrid, malgré une préférence prononcée pour le 4-3-3, c'est avec un 4-4-2 en losange – pour mettre Isco dans les meilleures dispositions – que Zinédine Zidane avait conquis ses deuxième et troisième C1 en 2017 puis 2018. A la fin de sa deuxième pige, en 2021, il a aussi expérimenté une charnière à trois pour décharger un Marcelo vieillissant de ses responsabilités défensives.
Ce goût pour l'accommodation aux joueurs devrait faciliter la transition après douze ans de règne de Didier Deschamps, lui-même maître dans l'art d'adapter son moule aux forces à disposition. "Il y a toujours des nouveautés, des adaptations, il faut prendre ce tournant mais le joueur reste le même", estimait ainsi Claude Puel, au moment de son retour au chevet de l'OGC Nice cet hiver, après quatre saisons sans entraîner.
Travailler pour emmener le joueur à sa meilleure expression, c’est passionnant. On n’oublie pas ça en quatre ans.
Claude Puel,
en conférence de presse à Nice en décembre 2025.
Au passage, l'ancien technicien de l'Olympique lyonnais avait pris pour référence le regretté Eric Roy, dont le passage sur le banc de Brest a été un franc succès malgré douze ans sans coacher entre 2011 et son arrivée dans le Finistère. Le "King" avait d'ailleurs passé ses diplômes d'entraîneur dans la même promotion que "Zizou", en 2015. Interrogé par TF1 au moment où le champion du monde 1998 abordait sa première expérience grandeur nature au Real Madrid, il disait de lui qu'"il a ce caractère qui lui permettra de dire ce qu'il pense à n'importe quel joueur, sans faire de complexe d'infériorité".
Il a effectivement géré avec brio le vestiaire de la Casa Blanca, et n'aura vraisemblablement aucun mal à faire de même à Clairefontaine, où le groupe semble uni et où sa légitimité naturelle sera forcément un atout. "Je ne suis pas du tout inquiet pour lui", tranche Philippe Montanier. Personne ne semble l'être.
Sur le même thème
-
"Merci pour tout": Kylian Mbappé achète une page de publicité pour adresser une lettre aux supporters français après la Coupe du monde
-
vidéo
Zidane à la tête des Bleus, ça change quoi ?
-
Après trois saisons au PSG, l'international sud-coréen Kang-In Lee rejoint l'Atlético de Madrid
-
Salma Paralluelo, ancienne attaquante du FC Barcelone, s'engage avec l'OL Lyonnes
-
vidéo
Pourquoi on a hâte de voir Zidane sélectionneur des Bleus
À regarder
-
"L'an dernier je les regardais à la télé", souligne Paul Seixas, 4e du Tour de France derrière Pogacar, Evenepoel et Del Toro
• 1 min
-
Moment de bonheur et de communion pour Julian Alaphilippe, dans la rue Lepic
• 1 min
-
Zidane à la tête des Bleus, ça change quoi ?
• 2 min
-
La dernière étape du Tour pour Mathieu van der Poel qui s'impose sur les Champs-Elysées
• 1 min
-
"Devant vous, vous avez des héros", l'hommage du Tour de France aux sapeurs-pompiers
• 1 min
-
La dernière étape du Tour de France raccourcie en raison des incendies
• 1 min
-
"Il est l'heure d'arrêter quand il n'y a plus de plaisir" : Julian Alaphilippe évoque son possible dernier Tour de France
• 2 min
-
L'étape reine pour Richard Carapaz, assuré du maillot à pois
• 2 min
-
Tour de France : la folie Alpe d'Huez !
• 2 min
-
Tour de France : en voiture avec un directeur sportif
• 3 min
-
Tadej Pogacar survole l'Alpe d'Huez et s'offre une 26e victoire sur le Tour de France
• 1 min
-
Une ambiance de folie à l'Alpe d'Huez
• 1 min
-
Que mangent les coureurs du Tour de France ? Plongée dans la cuisine de l'équipe Decathlon-CMA CGM
• 2 min
-
Pourquoi les coureurs du Tour de France se rasent-ils les jambes ?
• 1 min
-
Tour de France : Paul Seixas sur le podium dimanche ?
• 2 min
-
Malaisie : la plus haute via ferrata au monde
• 3 min
-
Les équipiers de Pogacar épuisés
• 1 min
-
Richard Carapaz s'offre une deuxième victoire en carrière sur le Tour de France en remportant la 18e étape
• 1 min
-
Sport extrême : à vélo tout là-haut
• 2 min
-
"Marches du paradis" : un escalier dans le vide
• 3 min
-
Jasper Philipsen écrase la concurrence dans un sprint en comité réduit
• 1 min
-
Avec André qui sécurise les routes du Tour de France avant le passage des coureurs
• 3 min
-
Remco Evenepoel survole le contre-la-montre et remporte la 16e étape du Tour de France
• 1 min
-
Nu Stadium : le stade de l'Inter Miami à la gloire de Lionel Messi
• 2 min
-
Les champions du monde espagnols célébrés en héros à leur retour à Madrid
• 2 min
-
Dans la voiture d'un directeur sportif sur le Tour de France
• 3 min
-
Les pauses fraîcheur, c'est fini pour de bon ?
• 2 min
-
Remco Evenepoel surprend Tadej Pogacar et remporte la 15e étape du Tour de France
• 1 min
-
Des inondations impressionnantes quelques heures avant la finale du Mondial à New York
• 2 min
-
Incendies au Canada : des fumées très polémiques
• 2 min