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Christine Fréchette se rallie à la grande rencontre sur l’itinérance…

À l’instar des autres chefs de partis, Christine Fréchette s’est rallié mardi à la tenue d’un grand événement « national » sur l’itinérance lancé par Pauline Marois et propose qu’il ait lieu au printemps 2027.

« On va contacter de notre côté l’ensemble des intervenants qui ont quelque chose à proposer en lien avec l’itinérance », a-t-elle déclaré à la sortie d’une rencontre avec Mme Marois au ministère du conseil exécutif à Québec.

C’était la toute première fois de l’histoire du Québec que des femmes premières ministres se rencontraient, a souligné Mme Fréchette. « Mme Marois a été la première ministre et je suis la deuxième à occuper ce poste », a-t-elle lancé. « Donc, quand on s’est rencontrées vraiment, il y avait quelque chose d’historique qui s’est passé. »

Mme Marois souhaitait obtenir l’appui de tous les partis politiques pour tenir un grand sommet sur l’itinérance afin d’intensifier la lutte contre ce phénomène. Mme Fréchette était la seule à ne pas avoir officiellement soutenu l’idée. La cheffe de la CAQ en soutient les grandes lignes, mais s’est montrée réticente à parler d’un sommet. « Que ce soit un grand rendez-vous, un forum, un sommet, on verra le vocable qu’on y associe… Mais dans le courant du printemps 2027, on aurait une rencontre avec les principaux acteurs qui ont des engagements en lien avec l’itinérance. »

Parmi les acteurs « qui peuvent avoir un impact », la première ministre convoite le secteur privé. « Je pense qu’en termes d’engagements, on ne les a pas nécessairement interpellés. […] Le secteur privé, notamment. »

Comment ? Mme Fréchette a parlé du secteur de l’habitation. « Je veux que les gens nous arrivent avec des propositions ».

« La philanthropie aussi », a mentionné Mme Marois, en disant que « c’était très large ». « Quand on se souvient des sommets passés […] avec René Lévesque, avec Lucien Bouchard, on a des engagements de la part, entre autres, des institutions financières à un moment donné qu’ils ont décidé de réduire leurs taux d’intérêt quand ça allait très mal dans l’économie québécoise. »

Pas de loi-cadre

Mme Marois ne croit pas pour autant qu’une loi-cadre comme celle sur le déficit zéro soit pertinente dans ce cas-ci. « L’objectif, ce n’est pas nécessairement d’arriver avec à une loi », a-t-elle dit. « C’est surtout d’avoir des actions concertées, déterminées avec une contribution de tous, et surtout que ce soit bien arrimé. Ça, c’est majeur. »

Le Québec s’est doté en 2021 d’un Plan d’action interministériel en itinérance, mais il arrive à échéance cette année, a souligné Mme Fréchette. La tenue de cette grande rencontre sur l’itinérance permettra donc d’en nourrir la prochaine mouture, dit-elle.

En quatre ans, le nombre de personnes itinérantes a augmenté de 20 % au Québec. Au printemps 2025, cela correspondait à plus de 12 000 personnes.

Mais Mme Fréchette refuse de critiquer le bilan des deux gouvernements Legault en la matière. De 2021 à 2031, c’est 1,1 milliard de dollars qui ont été provisionnés pour lutter contre l’itinérance, a-t-elle dit. « C’est déjà très important, mais il faut aller plus loin. Il faut arriver avec de nouvelles mesures. »