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La vente de champagne à plus de 13 % d’alcool, pourquoi c’est exceptionnel

20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Publié le 09/09/2026 à 14h08 • Mis à jour le 09/09/2026 à 14h42

C’est une première. Le Comité champagne annonce ce mercredi avoir obtenu l’autorisation de commercialisation de bouteilles à plus de 13 % d’alcool. L’interprofession française qualifie cette vendange d’exceptionnelle, marquée par le gel, la sécheresse et des vagues de chaleur.

Cette dérogation temporaire au cahier des charges doit permettre aux « quelques vignerons » dont le raisin récolté présente d’ores et déjà un degré élevé d’alcool, de produire des vins allant jusqu’à 15 % d’alcool. Et ce même après une éventuelle chaptalisation, c’est-à-dire l’ajout de sucres lors du processus de double fermentation du champagne, selon le Comité champagne.

Le rendement agronomique a atteint un niveau très bas par rapport aux dernières années, d’environ 7.000 kg par hectare, a souligné Maxime Toubart, coprésident du comité Champagne. En 2025, il s’était élevé à 9.900 kg par hectare. Ce chiffre s’explique par des conditions climatiques difficiles : des « épisodes de gel de printemps d’une intensité historique, une floraison très précoce et cinq épisodes de canicule pendant l’été », détaille le comité Champagne.

Les vendanges 2026 ont été les plus précoces jamais observées en Champagne, avec de premiers coups de sécateurs dès le 6 août et une « généralisation de la récolte » le 17 août, deux semaines plus tôt qu’en 2025, année déjà précoce, selon le comité. En raison du changement climatique, « sûrement que cette vendange exceptionnelle sera la norme dans une dizaine d’années, une quinzaine d’années », reconnaît Maxime Toubart. Il souligne qu’elle « doit faire réfléchir à la Champagne de demain ».

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La baisse du rendement agronomique ne devrait cependant pas empêcher le vignoble d’atteindre le quota commercialisable, fixé cette année à 8.800 kg/hectare. Le champagne étant majoritairement un vin d’assemblage, « lorsqu’on fait face à un déficit de récolte […] les quantités (manquantes) sont sorties de la réserve interprofessionnelle. En général, au kilo près, on atteint le volume qu’on a décidé » de commercialiser, détaille David Chatillon, président de l’Union des maisons de Champagne et coprésident du comité Champagne.