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Langage corporel douteux, cadres sans entrain et sourires après les buts encaissés : ces attitudes des Bleus qui ont forcé Deschamps à tout changer à la mi-temps

Que se sont-ils dit ? Comment après une telle débâcle en première période, ces joueurs se sont-ils remobilisés dans le vestiaire à la pause ? Il faudra des jours, des semaines peut-être, pour comprendre les ressorts de ce rebond français, ce samedi en petite finale de la Coupe du monde face à l'Angleterre (4-6). Cette équipe s'était méchamment fait humilier en première période. Et a nourri longtemps l'idée d'une remontée.

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Il faut lire les déclarations de Didier Deschamps à la mi-temps pour mesurer l'ampleur de la claque. Les Bleus, dont beaucoup avaient affiché plus ou moins ostensiblement en avant-match leur peu de motivation, ont trouvé des ressources. Deschamps les a aidés. Son coaching défaillant, à juste titre, avait été critiqué après l'Espagne, en demi-finales (0-2). Sa décision de sortir Theo Hernandez, Ibrahima Konaté, Rayan Cherki et Désiré Doué à la mi-temps a été une réponse forte. Dans ce type de scénario, un technicien cherche l'électrochoc. Deschamps l'a provoqué.

Mbappé, un manque d'entrain et un échauffement indolent qui interroge

Sa décision radicale répondait à une logique sportive presque implacable. Les quatre sortants, à des échelles différentes, avaient été probablement les plus inquiétants. Et les moins motivés ? Cela se discute... Pertes de balle, manque de courses, langage corporel parfois douteux : ce quatuor (ils étaient loin d'être les seuls) symbolisait cette démobilisation en avant match perçue par le staff.

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Avec, chez quelques joueurs, davantage de motivation pour préparer leurs vacances qu'autre chose. Certains cadres, dont Kylian Mbappé, qui avait montré trop peu d'entrain entre la demi-finale et ce match pour la 3e place, portent aussi une réelle responsabilité. Son échauffement indolent - qui a trouvé un prolongement chez ses partenaires - semblait loin de l'attitude qu'il a montrée en tant que capitaine tout au long de la compétition. Sa première période avec des sourires après chaque but anglais et aucun geste de révolte, soulève aussi des questions. Mais sur ce premier acte, la palme revient à Theo Hernandez, qui n'avait pas masqué, lui non plus, sa faible motivation en avant-match.

Et à Cherki, indolent avant et pendant la rencontre. Deschamps a donc décidé de renverser la table. Et la personnalité, l'envie des entrants - Lucas Digne, Dayot Upamecano, Ousmane Dembélé, Bradley Barcola - lui ont donné presque raison. Sur le premier but des Bleus (48e), la manière avec laquelle le défenseur munichois a récupéré et semé la révolte a tout dit de son influence dans cette (presque) remontée.

La Coupe du monde de l'ancien joueur de Leipzig est un modèle. Mais Upamecano n'aurait pas été grand-chose sans le reste. Des attitudes qui changent. Des joueurs qui se révoltent. Chez les cadres - Kylian Mbappé, Michael Olise - mais pas seulement. Les « Méchants » ne l'ont pas été tellement, mais ils ont montré (enfin !) de la personnalité. Avec un langage corporel digne d'un match de Coupe du monde. Il n'y avait qu'à voir l'attitude accrocheuse dans le duel de Barcola et les replis défensifs de Dembélé pour le mesurer. La remontée n'aura pas eu lieu. Les Bleus ont raté leur avant-match et leur première période. Dans cinq, dix, vingt ans, en regardant le podium, ils s'en voudront sans doute...