Ces 10 aliments toxiques pour le chat à connaître
Le chat a beau être indépendant et conserver certains réflexes de chasse, son alimentation incombe bel et bien à sa famille humaine. Cela fait partie des responsabilités liées à l’adoption d’un animal de compagnie. Ce n’est d’ailleurs pas un élément à prendre à la légère. S’il s’agit d’un poste de dépense moindre que pour un chien, cela représente des frais à prévoir, surtout pour tenir compte des besoins particuliers de l’animal.
L’erreur classique serait de penser que des restes de repas humains peuvent faire l’affaire. Dans bien des cas, il s’agit d’un apport déséquilibré. Pire encore, certains aliments sont carrément dangereux et toxiques pour le félin. Le métabolisme spécifique du chat ne lui permet pas de décomposer certains composés chimiques, notamment par manque d’enzymes. Dans certains cas, cela signifie que des aliments tout à fait inoffensifs pour l’humain représentent un danger de mort pour l’animal. Il est donc indispensable, quand on a un chat, de connaître cette liste.
Le chocolat
Généralement bien identifié comme produit à risque pour le chien, ce plaisir que les humains apprécient fortement est aussi un danger pour le chat. La présence de théobromine peut avoir un impact sur les systèmes cardiovasculaire et nerveux du chat. Une ingestion peut engendrer une excitation soudaine, une hyperthermie, voire une arythmie cardiaque. Les cas d’intoxication les plus sévères se traduisent par des convulsions pouvant être suivies d’un arrêt cardiaque. Plus la concentration en cacao est élevée, plus le risque est élevé.
Le café
S’il y a peu de risque de voir un chat essayer de siroter votre espresso du matin, il faut se méfier de la présence de café dans différentes préparations qui peuvent être plus appétissantes (gâteaux, etc.). La caféine fait partie de la même famille de molécules que la théobromine du chocolat, les méthylxanthines. Les conséquences d’une intoxication à la caféine sont donc très similaires à celles liées au cacao. Il peut rapidement s’agir d’une urgence vitale.
Les plantes du genre Allium (oignon, ail, échalote, ciboulette, etc.)
Ces plantes aromatiques très populaires dans la préparation de nombreuses recettes, y compris les plus basiques, sont de véritables dangers pour le chat. La cuisson n’y change rien, le format non plus. Les dérivés soufrés présents dans ces aliments sont dangereux pour le système sanguin du chat puisqu’ils peuvent détruire les globules rouges. Leur ingestion peut donc causer une anémie hémolytique sévère, une léthargie, un essoufflement, etc. La couleur des urines (foncées) est un signe auquel prêter attention. Comme ils sont présents dans de nombreux plats et aliments transformés, ces ingrédients sont une des raisons principales de ne pas donner de restes de l’assiette à un chat.
Le raisin
Derrière une apparence a priori anodine, le raisin, qu’il soit frais ou sec, peut entraîner des intoxications alimentaires sévères chez le chat. Le mécanisme biologique derrière cette réaction est encore incertain, mais le raisin contient bel et bien une substance qui est dangereuse pour le système rénal du félin. Vomissements, diarrhées et abattement soudain sont autant de symptômes auxquels il faut accorder une attention sérieuse. Des quantités importantes ingérées peuvent provoquer une insuffisance rénale fatale.
L’alcool
Là encore, le chat a moins de risque de boire dans un verre que d’absorber de l’alcool indirectement dans une préparation qui en contient et qui le masque en partie. C’est l’éthanol, que le système digestif du chat ne peut éliminer aisément, qui peut agir sur le système nerveux central. Dans les cas les plus graves, cela peut provoquer une hypothermie, voire un coma et une défaillance respiratoire.
Le xylitol
Cet édulcorant artificiel, bien plus présent qu’on ne le pense, fait partie des additifs que l’on retrouve également dans certains dentifrices, par exemple. Une fois ingéré, il peut entraîner une libération massive d’insuline qui entraîne alors une hypoglycémie sévère. Le chat peut avoir des vertiges, des convulsions et même une insuffisance hépatique aiguë.
La levure
Dans la pâte à pain crue ou insuffisamment cuite, ainsi que dans d’autres préparations boulangères, la levure représente un risque pour le chat. En poursuivant sa fermentation dans le système digestif de l’animal, celle-ci produit du gaz, mais aussi de l’alcool. Il peut donc en résulter un inconfort, voire des douleurs stomacales liées à la dilatation ainsi qu’une intoxication éthylique comme décrite précédemment.
L’avocat
Le chouchou des brunchs “healthy” pour les humains est nettement moins recommandable pour la santé du chat. La plante (donc cela concerne aussi bien la chair du fruit, le noyau que les feuilles) contient de la persine. Cette toxine naturelle qui a une fonction fongicide pour la plante peut entraîner des troubles gastro-intestinaux chez l’animal, une pancréatite, voire des détresses respiratoires. Les restes d’avocado-toast ou de guacamole restent donc soigneusement sur la table !
Les solanacées
Toutes les plantes de cette famille ne sont pas dangereuses au même niveau, mais plusieurs d’entre elles contiennent de la solanine (ou d’autres alcaloïdes dérivés) qui représente un risque pour le chat. Cette molécule a un impact sur le système nerveux et le système digestif du chat. Il faut être particulièrement vigilant avec la tomate verte et les pommes de terre crues. Leur consommation peut provoquer des vomissements, une salivation excessive, des diarrhées ainsi qu’une confusion généralisée et des troubles du comportement. La cuisson altère fortement ces composés et les rend beaucoup plus digestes (et donc moins dangereux).
Le lait et les produits laitiers
Contrairement à l’image stéréotypée (et donc fausse) du chat qui se délecte d’une coupelle de lait, les produits laitiers sont nocifs pour un individu adulte. L’absence de lactase empêche la digestion du lactose. C’est cela qui est à l’origine de troubles digestifs (crampes, diarrhées aiguës, etc.). La déshydratation qui en résulte peut être particulièrement néfaste pour des individus plus fragiles (chats seniors notamment).
Réagir de manière adéquate
L’ingestion avérée ou fortement suspectée d’un des aliments présentés ci-dessus représente souvent une urgence qui demande une intervention rapide. Il faut alors contacter immédiatement un vétérinaire ou un centre anti-poison vétérinaire pour connaître la marche à suivre. En l’absence d’instructions claires de la part d’un professionnel, il ne faut surtout pas essayer d’agir par vous-même. N’essayez pas de faire vomir l’animal ou encore de lui donner de l’eau. Essayez de rassembler le maximum d’informations (nature exacte du produit, emballage éventuel, heure de l’ingestion, etc.).
De manière générale, il convient donc de garantir la sécurité et la santé de votre chat en sécurisant les accès éventuels à la nourriture et en évitant absolument toute tentation (restes sans surveillance, etc.). Si vous avez besoin d’accompagnement pour ajuster l’alimentation de votre chat, rapprochez-vous de votre vétérinaire qui pourra vous conseiller de manière précise.