Cerisier : pourquoi septembre est le mois clé pour le planter et garantir une floraison spectaculaire
📋 Carte d'identité de la plante
| 🌿 Nom latin | Prunus avium / Prunus cerasus |
| 🌸 Nom courant | Cerisier (cerisier doux, griottier) |
| 📏 Dimensions | 4 à 12 m de haut x 3 à 8 m de large |
| ☀️ Exposition | Plein soleil, emplacement abrité des vents froids |
| ❄️ Rusticité | Env. -20 °C (fleurs sensibles au gel dès -3 °C) |
| 🍂 Feuillage | Caduc |
En septembre, alors que le jardin a semblé marquer une pause après les fortes chaleurs, une autre scène se dessine déjà dans les têtes : un nuage de fleurs blanches et rosées illuminant le jardin au printemps. Ce décor de carte postale a souvent commencé par un simple choix de plantation à la rentrée.
Car planter un cerisier en septembre ne relève pas du hasard, mais d’un vrai timing de jardinier averti. À condition de sélectionner le bon plant, le bon emplacement et quelques gestes précis, ce jeune arbre aura pris de l’avance sous terre quand reviendront les beaux jours. Quels réflexes adopter pour qu’il se couvre vraiment de fleurs au printemps ?
Septembre, une longueur d’avance pour le jeune cerisier
Entre la chaleur de l’été et les premiers gels, le sol reste tiède et l’évaporation a déjà diminué : le jeune cerisier s’enracine alors sans subir la soif ni les coups de chaud. Il a commencé à coloniser la terre avant l’hiver, et au printemps il peut consacrer davantage d’énergie aux pousses et à la floraison.
Cette fenêtre de septembre concerne surtout le cerisier en conteneur. Ce type de plant supporte une plantation presque toute l’année, à condition d’arroser si l’automne s’est montré sec. Les sujets à racines nues, eux, se plantent plutôt d’octobre à mars, en période de repos ; mieux vaut donc patienter pour ceux-là.
Emplacement et plantation : les erreurs qui coûtent des fleurs
Nous avons tous déjà installé un arbre « là où il restait une place »… Pour un cerisier, ce choix a pesé sur la floraison. Il aime le plein soleil, un coin abrité du vent froid et un sol profond mais drainant, jamais gorgé d’eau sous peine de gommose. Éviter les bas-fonds limite aussi l’effet du gel tardif, qui peut faire tomber les fleurs dès -3 °C. On garde 6 à 8 m entre deux arbres et, en limite de propriété, au moins 2 m si l’arbre dépassera 2 m de haut.
Le trou a été large plutôt que profond, environ trois fois le diamètre de la motte. Le collet, ce renflement à la base du tronc, est resté exactement au niveau du sol, surtout pas enterré. Inutile de déposer une grosse couche de compost au fond du trou : elle risque de se tasser et de déstabiliser l’arbre. Mieux vaut mélanger un peu de compost mûr à la terre extraite et, en terrain lourd, monter l’ensemble sur une légère butte.
Les bons soins jusqu’au printemps pour une floraison spectaculaire
Juste après la plantation, une cuvette d’arrosage a été formée et remplie généreusement pour chasser l’air autour des racines. Les semaines suivantes, le sol est resté frais mais non détrempé, avec un paillage organique qui a limité les herbes et gardé l’humidité, sans toucher le tronc en laissant un collier nu d’environ 10 cm.
Un tuteur bien ancré a stabilisé l’arbre dans les zones ventées, avec un lien souple qui n’a pas blessé l’écorce. Aucune taille sévère n’a été pratiquée au printemps, période où le cerisier réagit mal aux coupes ; les petites interventions ont été réservées à l’été ou au début d’automne. Bien installé et arrosé régulièrement durant son premier automne, le cerisier s’est préparé en silence et a toutes les chances d’offrir, en avril-mai, la fameuse floraison qui devient la vedette du jardin.
Sources
- L'Ami Des Jardins
«Cet arbre fruitier tres apprecie se plante en septembre pour une floraison spectaculaire au printemps» - Mon Jardin Ma Maison
«L’arbre fruitier préféré des Français se plante en septembre pour une floraison splendide au printemps»
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