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Céline Dion à Paris : "Je me revois dans ma chambre d’ado"… De "On ne change pas" à "I’m alive", la star québécoise est l’amie de notre vie

Céline Dion, qui fait vibrer Paris (voire la France entière) depuis le 12 septembre dernier, a donné son dixième concert ce samedi 3 octobre 2026 à la Plenitude Arena de Nanterre. Une dixième date qui affichait complet et qui a rassemblé 30 000 fans. Midi Libre y était.

"J’ai vu toute ma vie défiler." Aurélie a 47 ans. Elle a "toujours été fan de Céline Dion" a eu "la chance", dit-elle, "de la voir en vrai" ce samedi 3 octobre au soir à la Plenitude Arena de Nanterre. Avec elle, quelque 30 000 autres fidèles, venus voir la dixième date de la star québécoise qui fait son grand retour sur scène, après "six ans à espérer aller mieux, six ans à attendre d’entendre vos voix".

Céline (oui, nous l’appellerons Céline tout simplement) le raconte "il y a quatre ans, j’ai lancé une étoile dans le ciel comme pour faire un rêve et le rêve est devenu réalité ce soir". Plus tard, elle l’annoncera : "j’ai trois mots à vous dire : je vais bien", faisant pleurer la foule. Une foule de paillettes, de tee-shirts à son effigie, de sourires avant même l’entrée en scène de la diva. Une foule qui l’avait attendue malgré son heure et demie de retard. Alors, quand elle apparaît sur scène, gracile sous les cris et les applaudissements, elle la remerciera : "merci d’être resté. On m’a dit qu’on avait un, puis deux, puis trois problèmes techniques. Moi je n’avais qu’un problème : je me disais qu’en montant sur scène j’allais être seule, que vous seriez tous partis".

La setlist, finement choisie, déroule nos vies

Impossible, la foule est bien là et certains fans se marrent : "j’ai claqué mon PEL pour la voir, bien sûr que ce n’est pas une heure de retard qui allait me faire changer d’avis". Aurélie, elle, a déjà les larmes qui ruissellent sur ses joues, avant même que Céline entame On ne change pas. La setlist est finement choisie. Elle déroule nos vies, comme l’a dit Aurélie. Trente ans de posters, de Jean-Jacques Goldman, de premiers baisers, de K7 fatiguées sur la route des vacances. L’album Deux en préférence.

Céline Dion surprend en chantant un air de La Wally, l’opéra d’Alfredo Catalani, chanté aussi par Maria Callas en 1954.
Céline Dion surprend en chantant un air de La Wally, l’opéra d’Alfredo Catalani, chanté aussi par Maria Callas en 1954. Marion Pignot

Mais cette setlist illustre aussi le come-back de la diva. Une Céline qui revient de loin, qui performe sur Je chante, I’m Alive, My Heart Will Go On, S’il suffisait d’aimer, Ziggy, reprend Sweat Dreams de Eurythmics, I feel love de Donna Summer. On se rappelle d’elle en larmes dans le documentaire de la plateforme Prime, voix fluette et cassée. On a une petite boule au ventre quand on l’entend commencer The Power of Love. Mais la voix est bien là, puissante, impeccable.

Faire croire que chaque spectacle est unique

"C’est la résilience même, Céline. Et a eu des coups durs et elle revient debout à chaque fois, commente la québécoise Caroline, 45 ans. Elle a traversé l’enfer, le pire pour une artiste à voix. On lui a dit chaque jour qu’elle ne remonterait pas, elle a fait mentir tout le monde." Alors les commentaires sur ces octaves qui manqueraient, les fans s’en moquent. "C’est la jalousie, l’esprit français qui est incapable de savourer les victoires", avance… Céline, 39 ans.

Elle a traversé l’enfer, le pire pour une artiste à voix. On lui a dit chaque jour qu’elle ne remonterait pas, elle a fait mentir tout le monde.

L’expérience Céline Dion se vit aussi dans les stations du métro parisien.
L’expérience Céline Dion se vit aussi dans les stations du métro parisien. Marion Pignot

Pas faux. Car Céline réussit l’exploit de nous faire croire que chaque spectacle, aussi scripté soit-il, est unique. Il y a 16 dates cet automne, mais celle du 3 octobre sera la plus chouette, la plus intense. La star réussit aussi l’exploit de danser, chanter, rire et de faire tomber la neige en deux heures trente de concert. Ses mimiques inimitables en prime et sur grands écrans. Elle réussit l’exploit de reprendre All by my Myself, d’aller chercher cette fameuse note qui fait se dresser les poils, se serrer les gorges, sortir les larmes, les cris, la joie. On la voit alors souffler, fière et rassurée d’être arrivée au bout. Heureuse une fois encore d’avoir rempli le contrat. Et de finir, enfin, sur Pour que tu m’aimes encore. 30 000 personnes derrière elle qui se revoient, comme Aurélie, "dans [sa] chambre d’ado, tentant de surmonter [ses] peines de cœur".

Les lumières se rallument beaucoup trop tôt. "À peine le temps de s’y faire, à peine on doit laisser la place". Mais chacun voudrait "encore un soir, encore une heure". Queen C revient en mai, des places se libèrent. Avec Céline, tout est possible.