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“Cela risque de déboucher sur un clash”: la crise au bout du week-end pour l’Arizona?

© Photo News

Budget fédéral

Ce week-end, Bart De Wever (N-VA) veut donner un coup d’accélérateur aux négociations budgétaires. Une réunion est prévue dès ce samedi avec les vice-premiers. Dimanche, il attend une réponse à une question (très) claire: peut-on avancer? Les discussions ne s’annoncent pas simples. Les journalistes spécialisés Isolde Van den Eynde (Het Laatste Nieuws) et Karel Lattrez (VTM) n’écartent pas la possibilité d’“un clash” à la rue de la Loi. Un scénario également évoqué par certaines sources proches des négociations.

A.MA

Source: Het Laatste Nieuws

3 octobre 2026, 13:11Dernière mise à jour: 14:12

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Le conseil des ministres restreint (kern) se réunit samedi après-midi pour la première fois depuis plus d’une semaine afin de discuter du budget fédéral. Une nouvelle proposition du Premier ministre Bart De Wever est sur la table. Cette réunion marque le véritable coup d’envoi politique dans la recherche des 10 milliards d’euros d’ici la fin de la législature. Certaines sources tempèrent toutefois les attentes. “Cela risque de déboucher sur un clash ce week-end”, préviennent-elles.

Une stratégie bien connue

Vendredi, Bart De Wever a transmis une nouvelle version de sa note d’orientation à chaque vice-premier ministre. “Mais ce document est quasiment en tout point identique à la version précédente que tout le monde avait envoyée à la poubelle. Il reste truffé de propositions N-VA, et on peut difficilement attendre des autres partis qu’ils l’avalent sans broncher”, entend-on du côté d’un parti de la majorité.

Un autre partenaire de coalition confirme: “Si c’est ça leur soi-disant proposition de compromis, il va encore falloir beaucoup de temps. Pour l’instant, on est donc plus proches d’un moment de crise que d’un accord.”

Dans certains cabinets, on y voit une stratégie délibérée de la part de De Wever: en posant une note “indigeste” sur la table, il semble vouloir provoquer un moment charnière “ça passe ou ça casse”. C’est une technique classique lors des négociations difficiles pour forcer les partenaires de coalition à tomber le masque.

Deux scénarios sont possibles: soit une (petite) percée finit par se produire, soit tout explose et le gouvernement semble osciller au bord du gouffre. C’est généralement la seconde option qui l’emporte. La suite? Une tempête médiatique pendant quelques jours. Ministres et présidents de parti étalent leur mécontentement devant les caméras de télévision, ce qui leur permet de montrer à leurs militants les mesures pour lesquelles ils se battent.

De Wever souhaite des avancées concrètes et, éventuellement, un atterrissage dès ce week-end. L’échéance pour un accord reste le 13 octobre, date à laquelle il doit présenter sa déclaration de politique générale. Comment expliquer un tel coup d’accélérateur dès ce week-end?

Van den Eynde: “De Wever cherche vraiment à provoquer une crisette. Parce que si aucune décision n’est prise, c’est terminé. J’en suis vraiment convaincue. De Wever ne va pas rester au 16 comme l’a fait Alexander De Croo, juste pour y être pendant deux ans.”

Lattrez: “Cette fois, ils s’y sont pris assez tôt. Je pense que tout le monde au sein du gouvernement sait très bien où De Wever veut en venir, mais à un moment donné, il faut abattre ses cartes. Il veut savoir: soutenez-vous vraiment le projet ou va-t-on continuer à blablater? (...) ‘Big shit is incoming’. Se dirige-t-on vers une solution ou vers un blocage total? Ça reste flou.”

Karel Lattrez (VTM) et Isolde Van den Eynde (Het Laatste Nieuws) © ID/ Bas Bogaerts / Incruste: Photo News

Est-il possible que De Wever se rende chez le Roi dès lundi?

Van den Eynde: “Non, c’est trop tôt.”

Lattrez: “C’est en revanche tout à fait possible aux alentours de sa déclaration de politique générale, d’ici une dizaine de jours. Il a toujours dit: ‘Je ne vais pas instrumentaliser le Roi”, mais si la situation continue de stagner, que peut-il faire d’autre? C’est l’heure de vérité.”

L’accord sur le budget flamand n’a pas épargné la classe moyenne. Les épaules les plus larges seront-elles davantage dans le viseur de l’Arizona?

Van den Eynde: “Plus Bouchez bloque sur une hausse de la TVA, plus il ouvre la voie à une taxe sur les riches. Il peut dire ce qu’il veut, ce sera le résultat inévitable (...) Dans une telle cure d’assainissement budgétaire, il est impensable que Vooruit ne sorte pas gagnant sur la question des taxes.”

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