"Ce qui nous relie" : une exposition de photos et de récits, portée par Christophe Dechêne, à l'église de Limbourg
L'église Saint-Georges de Limbourg, nouvellement restaurée, va accueillir l'exposition Ce qui nous relie, tous les week-ends du 9 au 25 octobre 2026. L'auteur n'est autre que le Verviétois Christophe Dechêne, dont les 34 photos en noir et blanc, accompagnées de nombreux récits, transporteront les visiteurs à travers un cheminement personnel. Ce dernier s'inscrit dans une invitation à ralentir, à s'interroger et à se reconnecter à l'essentiel.
"Réorganiser toute l'école mais avec tellement d'inconnues…"Ce qui nous relie n'en sera pas à sa première exposition, puisque les œuvres de Christophe Dechêne seront d'abord exposées au centre culturel de Courcelles, du 10 au 17 septembre 2026. "Ça vaudra vraiment le coup de passer visiter l'exposition à Limbourg, puisqu'il n'y aura pas toutes mes photos à Courcelles, conseille-t-il. En plus, le cadre de l'église est magnifique."
Amener à la rencontre et à la réflexion
Toute sa vie, Christophe Dechêne s'est passionné pour l'écriture, la lecture et la photographie. "Je développais mes photos dans ma chambre, se remémore-t-il. Si mon père ne m'avait pas freiné, j'aurais peut-être été photographe." Même s'il n'en a pas fait son métier, la vie de cet ancien instituteur, maître de formation à l'HELMo Saint-Roch et ex-directeur du primaire à Notre-Dame Heusy a été bien remplie.
Outre ses expériences professionnelles, la vie de Christophe Dechêne est également riche en pérégrinations. Il a traversé les îles Lofoten à pied et a arpenté par trois fois plusieurs portions des sentiers de Saint-Jaques-de-Compostelle. "Ce sont des marches qui amènent à la rencontre et à la réflexion."

La rencontre, c'est ce qui anime l'artiste. "Je n'avais pas envie de juste montrer des photos, c'est pour cela qu'il y aura également des récits affichés." Ces récits, il les raconte sous forme d'histoire, "car c'est ce qui captive le plus les gens et je voulais m'éloigner des textes trop rigides, trop scolaires", révèle l'ancien enseignant. Pour ses écrits, il puise ses inspirations aux quatre coins du globe et s'inspire grandement de la vie des femmes, qu'elles soient Gazaouites, Russes, Afghanes, Libanaises ou Ukrainiennes. "Je n'ai jamais été dans ces pays, précise-t-il. Mais je trouve que la vie des femmes est plus intéressante, de par leur approche plus désintéressée et terre à terre."
"J'ai dédié cette expo à mes petits-enfants"
S'intéresser à des contrées lointaines, où la guerre et les crimes à l'égard des droits humains sont parfois légion, c'est une façon pour le Verviétois de mettre en avant l'un des concepts qui lui tient le plus à cœur : la paix. À travers ses clichés pris tantôt en Fagnes, tantôt sur les sentiers de Saint-Jacques, il a envie de faire écho à son histoire personnelle tout en permettant au public de s'inscrire dans une démarche universelle et un peu philosophique.
À travers ses productions, Christophe Dechêne souhaite donc faire voyager le visiteur, mais surtout l'amener à réfléchir sur ce qu'il laissera derrière lui. "Ce n'est pas pour rien que j'ai dédié cette expo à mes petits-enfants", sourit-il.
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