Candidat probable à la présidentielle, Bruno Le Maire fait une proposition qui choque: "Il faut être sacrément déconnecté"
Comme c'est le cas en Belgique, la France fait aussi grise mine après la publication des tests Pisa. Le niveau des élèves français baisse ainsi notamment en lecture, en mathématiques et en sciences.
C'est donc la consternation chez nos voisins et les propositions pour corriger le tir affluent de toutes parts. C'est notamment le cas de Bruno Le Maire. Ancien ministre de l'économie lors du premier mandat d'Emmanuel Macron, Le Maire envisagerait toujours de se présenter à l'élection présidentielle de 2027.
Cette semaine, il a donc fait une proposition étonnante pour tenter d'endiguer les mauvais résultats des élèves français aux tests Pisa. Pour l'ancien ministre, il faudrait "avancer la maternelle de 3 ans à 1 an."
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Sa proposition, évoquée sur le plateau de CNews, a bien évidemment fait réagir. À un an, de nombreux enfants ne savent pas encore marcher ou parler. Parmi les associations de parents, c'est la consternation. "Il faut être sacrément déconnecté pour sortir quelque chose comme ça", a lâché Mathilde Boulard, présidente de l'association Liberté parentale et enseignante en maternelle, au Figaro. Pour elle, avancer la maternelle à un an s'apparente à de la "maltraitance". "Il faut avoir mis les pieds dans une petite section un jour de rentrée, où cela hurle dans tous les sens, pour se rendre compte du déchirement que vivent les enfants… qui ont trois ans", argumente-t-elle encore.
Cette proposition de Bruno Le Maire viserait également à "remplacer les parents", selon Pascale de la Morinière, présidente des Associations familiales catholiques, et qu'elle révèle "une méconnaissance des besoins fondamentaux de l'enfant entre zéro et trois ans."
Si les associations de parents ne sont pas favorables à la proposition de Bruno Le Maire, le son de cloche est le même pour les syndicats enseignants. "Bruno Le Maire a-t-il eu vent de l'existence des crèches ?", s'est ainsi interrogé Jean-Rémi Girard, président du Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur au Figaro qui estime qu'on "pourrait éventuellement commencer par renforcer les toutes petites sections".
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Face à cette incompréhension, Bruno Le Maire a réagi sur X. Dans une vidéo publiée sur le réseau social, l'ancien ministre a argumenté en faveur de la maternelle à un an. Il a également balayé les doutes des associations et des syndicats. "Cette proposition, elle fait couler beaucoup d'encre mais elle me semble à la hauteur de la gravité de la situation et de l'enjeu", a commencé celui qui pourrait se présenter à l'élection présidentielle.
Ensuite, Bruno Le Maire a expliqué qu'il n'était pas question que la maternelle soit "une obligation" mais plutôt une "possibilité qui doit être offerte à tous les parents."
Pisa 2025 : "Nous ne pouvons pas nous satisfaire d'être les 'moins mauvais'"Il affirme être parfaitement au courant que ce n'est pas à un an qu'on apprend à lire, écrire ou compter mais que cela peut tout de même donner un "apprentissage irremplaçable" aux jeunes enfants. "Ils vont pouvoir apprendre à gérer leurs émotions. Ils vont pouvoir apprendre à vivre en commun avec d'autres enfants. Et puis, ils vont baigner dans la langue française", a-t-il expliqué.