Calendrier, offre de formation, architecture : ce que l’on sait du projet de lycée du Luc-en-Provence attendu pour 2030
En 2022, c’était 2026. En 2024, on parlait de 2028. Aujourd’hui, en 2026, c’est 2030. La date de livraison du lycée de Cœur du Var n’a cessé d’être repoussée. Mais désormais, les choses s’accélèrent du côté du Luc-en-Provence, et on imagine mal comment la nouvelle échéance pourrait être à nouveau modifiée. Et ce n’est pas Marie-Florence Bulteau-Rambaud, vice-présidente du conseil régional en charge de la question, qui dira le contraire. « La rentrée scolaire de 2030 sera celle de l’ouverture du lycée du Luc. »
Sûr ? « S’il n’y a pas de caillou qui vient se glisser dans la chaussure. » Bon, on s’en contentera.
Le projet de lycée du Luc franchi toutefois régulièrement de nouvelles étapes. La dernière, c’est donc la désignation du cabinet d’architecte. Une désignation rendue publique notamment par ce post Linkedin de l’agence Rudy Ricciotti : « Nous venons d’être désignés lauréats du concours de maîtrise d’œuvre du futur lycée régional centre Var au Luc, réalisé pour la Région Sud. » Ce que confirme Marie-Florence Bulteau-Rambaud : « Le regretté Dominique Lain [maire du Luc décédé en exercice mi-juin, NDLR] avait appuyé pour que ce cabinet soit retenu. Ce qui l’avait séduit, c’était notamment l’intégration du projet dans le quartier en cours de création sur le site. »
Conçu pour accueillir 1 100 élèves, ce qui est, aux yeux de l’élue régionale, un « lycée moyen », le futur établissement est imaginé par l’architecte « comme une véritable cité méditerranéenne, ouverte sur le massif des Maures et organisée autour d’une grande cour centrale paysagère ». D’autres détails du projet sont mentionnés, comme les galeries protégées ou autres équipements sportifs, pour un bâtiment « à la fois lisible, protecteur et ouvert, pensé pour favoriser les échanges et la vie scolaire ».
Attribution des marchés mi-2028
D’un point de vue environnemental, qui devient pour chaque réalisation d’envergure un enjeu déterminant, Marie-Florence Bulteau-Rambaud indique avoir opté pour « un véritable îlot de fraîcheur », car les lycées « ne sont pas climatisés ». Une ambition confirmée par l’agence Rudy Ricciotti : « Façades en béton de chanvre ; béton bas carbone ; panneaux photovoltaïques ; gestion naturelle des eaux pluviales ; maintien de 40 % de surfaces perméables. » Bref, une construction moderne.
La suite, c’est « l’avant-projet définitif », informe l’élue Bucco-Rhodanienne, programmé pour « la fin de l’année ». Puis viendra le dépôt et l’obtention du permis de construire, en 2027, et l’attribution des marchés mi-2028. Pour une rentrée, donc en 2030.
Une offre de formation dirigée vers le tertiaire
Que pourront donc faire les futurs élèves du lycée du centre Var ? Car si la coquille se veut belle, elle ne sera pas vide : au menu, des Certificats d’aptitude professionnelle (intervention en maintenance technique des bâtiments, métiers du plâtre et de l’isolation, opérateur logistique), des Bac pro (technicien d’études du bâtiment, aménagement finition bâtiment, travaux publics, assistance de gestion des organisations et de leurs activités, technicien topographe) ou encore un BTS travaux publics seront proposés. « L’idée, rappelle Marie-Florence Bulteau-Rambaud, c’est de ne pas faire entrer un lycée en concurrence avec un autre. Et de coller au dynamisme territorial : il y a en centre Var beaucoup de constructions, il est intéressant de former les jeunes sur ce type de profession. »
Reste une dernière question : comment sera nommé le lycée ? Certains imaginent que l’établissement pourrait prendre le nom de l’ancien maire, qui a beaucoup œuvré pour accueillir sur ses terres le bâtiment. Mais Marie-Florence Bulteau-Rambaud suggère une autre piste : « Dominique Lain lui-même avait une idée très précise pour la nomination du lycée : il pensait à Jean-Baptiste Apollinaire-Lebas, un natif du Luc. » Une personnalité mise à l’honneur dans le centre-ville, il y a quelques mois : on doit à l’ingénieur lucois le transport de l’obélisque de Louxor en 1836. « Dans tous les cas, on trouvera une manière de rendre hommage au maire du Luc », conclut Marie-Florence Bulteau-Rambaud.