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"Ça doit être un délit": après la mort de Mathis, tué par un chauffard sous protoxyde d'azote, son père réclame que le gaz soit considéré comme "un produit stupéfiant"

"Ça doit être un délit": après la mort de Mathis, tué par un chauffard sous protoxyde d'azote, son père réclame que le gaz soit considéré comme "un produit stupéfiant"

Publié aujourd'hui à 12h14

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Un jeune porte un tee-shirt avec le visage de Mathis lors du rassemblement pour lui rendre hommage à  Saint-Omer, le 11 novembre 2025

Un jeune porte un tee-shirt avec le visage de Mathis lors du rassemblement pour lui rendre hommage à Saint-Omer, le 11 novembre 2025 - Sameer Al-DOUMY © 2019 AFP

Le 1er novembre 2025, le jeune homme de 19 ans a été tué en plein centre-ville de Lille par un trentenaire qui avait consommé du protoxyde d'azote. Depuis le drame, ses parents se battent pour que le produit soit interdit avant de prendre le volant.

"Il ne doit plus y avoir de cas Mathis demain." Près d'un an après la mort de Mathis, 19 ans, fauché en plein centre-ville de Lille par un chauffard ayant consommé du protoxyde d'azote, ses parents continuent de militer pour que le produit soit interdit avant de prendre le volant.

En attendant le procès de l'automobiliste, le père de Mathis, Emmanuel Polart, a accordé une interview à France 3, dans laquelle il plaide pour que le gaz soit considéré "comme un produit stupéfiant".

"Ça doit être un délit de prendre du protoxyde en voiture ou même à vélo. Même pour la santé des jeunes, il ne faut surtout pas qu'ils fassent ça. On voit les dégâts que ça fait", assure-t-il.

"Je ne pourrais jamais pardonner"

Peu après le drame, les parents de Mathis avaient été reçus par le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez et par le garde des Sceaux Gérald Darmanin pour réclamer une loi interdisant spécifiquement de conduire quand on a consommé du protoxyde d'azote.

Depuis 2021, sa vente aux mineurs est interdite. La promulgation de la loi Ripost en août dernier prévoit l'interdiction générale de la vente de protoxyde aux particuliers, avec une entrée en vigueur prévue au 1er février 2027. "On est à moitié rassuré puisque ça ne sera plus en vente, on ne pourra plus en transporter. Mais on voudrait que ça soit considéré comme un produit stupéfiant", explique Emmanuel Polart.

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Le chauffard, un homme de 31 ans, avait plusieurs fois refusé d’obtempérer aux injonctions des policiers. L'enquête a également établi "une consommation de protoxyde d'azote contemporaine de la conduite".

Quelques mètres après l'accident le mis en cause a tenté de fuir à pied avant d'être interpellé. Déjà connu pour des délits routiers, il a été mis en examen pour homicide routier aggravé et placé en détention provisoire.

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Son procès devrait se tenir fin 2026 ou début 2027. "Je ne pourrais jamais pardonner", assure le père du jeune homme, qui "espère un jugement très sévère".

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