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"C'était pour un usage thérapeutique" : trahi par l'odeur de sa serre de plants de cannabis dans un village du Tarn-et-Garonne, il cachait près de 2 kg d'herbe conditionnée chez lui

l'essentiel Le 30 septembre 2026, un habitant de Malause (Tarn-et-Garonne) a été interpellé par les gendarmes de la communauté de brigades de Moissac après la découverte d'une plantation clandestine de cannabis dans son jardin. Trahi par l'odeur caractéristique de ses plants et par une serre bien visible, le suspect dissimulait également près de deux kilos d'herbe séchée conditionnée dans son logement. Placé en garde à vue, il a reconnu les faits et fera l'objet d'une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité le 6 janvier 2027 devant le tribunal judiciaire de Montauban.

Une serre luxuriante visible dans la cour, des feuillages imposants gorgés de têtes vertes et une forte odeur caractéristique qu'il est impossible d'ignorer. Ce 30 septembre 2026, lorsque les gendarmes de la communauté de brigades de Moissac se présentent au domicile d'un habitant de Malause pour procéder à des vérifications après avoir recueilli un renseignement, la scène saute aux yeux autant qu'elle saute aux narines.

Dans le jardin, une serre abrite plusieurs pieds de cannabis à la maturité particulièrement avancée, installés en plein air sans la moindre discrétion.

Près de deux kilos conditionnés sur le lit

L'intervention des militaires prend immédiatement une tout autre tournure lors de la perquisition minutieuse du logement. À l'intérieur de l'habitation, les gendarmes découvrent un véritable atelier de conditionnement domestique. Posés sur un dessus de lit aux motifs tropicaux, des dizaines de sachets plastiques transparents renferment de l'herbe séchée prête à la consommation, soigneusement pesés et étiquetés à la main avec leur poids exact inscrit au feutre.

L'herbe était déjà conditionnée
L'herbe était déjà conditionnée Photo GN.

Au total, la pesée officielle affiche près de 2 kg d'herbe de cannabis récupérés par les enquêteurs, accompagnés de tout le matériel de culture et d'installation qui servait à faire tourner l'exploitation.

Une imporante quantité de cannabis

Interpellé sur-le-champ et conduit dans les locaux de la gendarmerie pour y être placé en garde à vue, le cultivateur n'a pas cherché à nier la possession de cette importante quantité de stupéfiants.

Lors de son audition face aux enquêteurs, l'homme a reconnu l'intégralité de la détention et de la culture, contestant toutefois tout trafic de cette drogue. Pour justifier la présence de ces plantes géantes et de ces réserves massives dans sa propriété, il a fermement soutenu durant ses auditions qu'il s'agissait d'une consommation strictement personnelle à visée thérapeutique.

L'ensemble du matériel et de la récolte a été saisi pour destruction, tandis que le mis en cause s'est vu notifier une convocation en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC, "plaider-coupable"). Il est attendu le 6 janvier 2027 devant le tribunal judiciaire de Montauban pour rendre des comptes.