« C’est un feu qui nous a marqués par sa violence » : le préfet du Var rend hommage aux pompiers qui ont lutté, ce lundi, contre deux reprises d’incendie à Taradeau et aux Arcs
Le feu n’avait pas dit son dernier mot et a encore donné du fil à retordre aux pompiers. Dans l’après-midi de ce lundi, au deuxième jour de lutte sur l’incendie de Taradeau - Les Arcs, deux reprises de flammes ont montré à quel point les conditions climatiques extrêmes rendent l’extinction du sinistre difficile.
« Deux reprises, ravivées par le vent, se sont produites, à Taradeau et aux Arcs, décrit le préfet du Var, Simon Babre. Les largages ariens des hélicoptères et des Canadair ont permis une maîtrise relative, même si on ne peut pas encore dire que le feu est fixé. » À 17 heures, la chaleur était toujours de plomb et le vent se levait de façon aléatoire.
« Les vents en provenance de la Méditerranée vont faciliter la tâche des sapeurs pompiers, poursuit le préfet, mais c’est un feu qui nous a marqués par sa violence, sa cinétique [dynamique] très rapide au départ. »
Le vent chaud et « l’impression d’être dans four »
Malgré « le travail acharné d’extinction », les sous-bois sont restés source de nouveaux départs de feu. « Avec ce vent chaud qui nous donne à tous l’impression d’être dans un four, n’importe quelle matière incandescente peut reprendre. » Ce vent chaud provoque « un effet de foehn, qui ravive les embrasements ».
Tandis que les hélicoptères bombardiers d’eau n’ont cessé de se relayer, autour des reprises de feu, ce sont les passages de trois Canadair, finalement rappelés à la rescousse, qui ont permis de diminuer l’intensité et la hauteur des flammes, qui de nouveau se dressaient comme un mur. Avant de réussir à totalement les stopper, laissant un vallon de forêt noyé dans la fumée et les cendres.
CYRIL HIELY / Nice-matin
Un travail de fond a été réalisé par le Dash, qui a posé « des ceintures de retardant », sur le flanc gauche de l’incendie, des secteurs boisés, pentus, et très difficiles d’accès.