Bousculé avant la pause à Nothomb, Assenois se relance grâce à un penalty providentiel (+résumé vidéo)
On a vécu un scénario un peu à la brugeoise, samedi soir. Avec une équipe locale qui domine, presque stérilement, l'un des favoris, à côté de ses pompes. Qui se heurte à un gardien en forme. Mais qui offre à son adversaire un penalty providentiel (45'), lequel va changer la face du match.
Métamorphosé en seconde période, Assenois va ensuite profiter de l'exclusion stupide de Rosman, qui avait déjà provoqué le penalty, pour mettre sa grosse patte sur la rencontre. Et revenir ainsi, avec son 13 sur 15, occuper une position plus en adéquation avec ses qualités.
Pourtant, tout avait bien commencé pour les Lorrains. Malgré l'absence de trois des quatre mousquetaires méchois (Laurent, Limpach et Bechet), Nothomb prend les commandes des débats et est à l'origine de la plupart des offensives.
Après une première mèche allumée par Mairlot (14'), Nothomb, par l'intermédiaire de Hannard, va exploiter une véritable faute professionnelle de la défense visiteuse, qui laisse le médian local libre de tout marquage. À la réception d'une offrande d'Huberty, il n'a aucun mal à ajuster sereinement Brault (23', 1-0).
Puis une frappe de Rosman, qui sera bien moins heureux par la suite, prend la direction de la lucarne, mais Brault sauve les meubles.
Le véritable tournant du match se situe juste avant la pause, lorsque Rosman accroche stupidement Paquet sur le côté du rectangle. Le très vigilant Gary D'Odémont n'a d'autre choix que de désigner le point de penalty. Sans état d'âme, Nkokolo remet dans le match une équipe jusque-là bien bousculée (45', 1-1).
Bien que peu habitué à ce genre de choses, Stéphane Dubois pousse, à la pause, une gueulante qui s'avérera efficace.
"On ne pouvait pas être plus mauvais qu'au premier time, admettra Tom Paquet. Déjà en fin de période, on sentait les prémices d'un changement de mentalité. Le penalty nous relance et on développe mieux notre jeu habituel après la pause. Avec notre production du second acte, je pense que notre succès n'est pas volé."
En effet, et la montée au jeu de Julien Debra n'y sera pas étrangère. Une belle construction, initiée par ce dernier et prolongée par l'inévitable Wauthy, arrive en forme d'offrande à Tom Paquet, qui place son équipe aux commandes (63', 1-2).
Quelques minutes plus tard, Rosman, déjà averti, commet un nouveau geste malheureux qui lui vaut l'exclusion (67').
Malgré la difficulté de la tâche, Nothomb ne rend pas les armes et quelques escarmouches permettent encore à Brault de se distinguer.
Mais Assenois peut une nouvelle fois compter sur ses cadors pour se mettre à l'abri à douze minutes du terme. Un nouvel assist de Wauthy permet à Paquet de s'offrir son deuxième doublé en l'espace d'un mois (78', 1-3).
Malgré la défaite, Nothomb est loin d'avoir démérité. Des erreurs évitables le privent de tout point. Avec le retour de ses mousquetaires méchois, il retrouvera un casting capable de contrarier n'importe quel adversaire.
TECHNIQUE
NOTHOMB: Brabant 6 ; Schmit 7, Richard (16', Parrot 6), Parisse 6, Mairlot 7 (67', Sicaja 5), Rosman 2, Dubru 6, Ngassam 5, Kobs 5 (80', Meyers), Huberty 6, Hannard 6 (80', Thiery).
ASSENOIS: Brault 7 ; Cravatte 6, Villalba 5 (56', Debra 7), Poncin 5 (78', L. Macalli), Dechamps 5 (83', Heyard), Thiry 6 (68', Toussaint 6), Wauthy 7, Bihina 7, Paquet 8, Nkokolo 7, Ledain 6.
Arbitre: G. D'Odémont. Assistance: 80.
Cartes jaunes: Rosman, Parisse, Ledain, Schmit, Nkokolo.
Carte rouge: Rosman (67').
Buts: Hannard (23', 1-0) ; Nkokolo (45', 1-1 sur penalty) ; Paquet (63', 1-2) ; Paquet (78', 1-3).
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