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Bousculade aux sénatoriales avec 12 candidats, couleur des trottoirs à Montauban, tribune de l'opposition à Moissac : les indiscrétions de la semaine du 9 août en Tarn-et-Garonne

l'essentiel Avec la candidature du maire de Mansonville Thierry Delsol, on arrive déjà à douze candidats pour les élections sénatoriales du 27 septembre dans le Tarn-et-Garonne. Dans la rubrique politique à retrouver tous les dimanches dans l'édition du Tarn-et-Garonne, on vous parle aussi d'urbanisme et de réchauffement climatique, avec l'élu de Nouveau Montauban Jean-Philippe Labarre qui monte au créneau au sujet du choix d'un bitume noir pour la réfection de trottoirs.

Élections sénatoriales : et de 12, Thierry Delsol se déclare à son tour candidat

Thierry Delsol, maire de Mansonville et chef d'entreprise, se lance à son tour dans la campagne des sénatoriales.
Thierry Delsol, maire de Mansonville et chef d'entreprise, se lance à son tour dans la campagne des sénatoriales. Capture Facebook

En ce cœur de l’été, un douzième candidat se déclare pour les élections sénatoriales du 27 septembre. À peine élu maire de Mansonville (une victoire que la maire sortante Vanessa Escudé lui a d’ailleurs contestée, en vain, devant le tribunal administratif de Toulouse, pour des irrégularités constatées sur des affiches), Thierry Delsol brigue le Sénat. Il a écrit aux grands électeurs du Tarn-et-Garonne pour leur faire part de sa candidature. Le chef d’entreprise de Pommevic aura comme suppléante la Montalbanaise Charlotte Tapie. Onze candidats seulement s'étaient présentés aux sénatoriales de 2020. Le record est donc battu.

Brigitte Barèges veut faire barrage aux écolos

Brigitte Barèges fait la leçon aux écologistes devant un barrage hydroélectrique.
Brigitte Barèges fait la leçon aux écologistes devant un barrage hydroélectrique. Capture Facebook

Elle aussi en campagne pour les sénatoriales, Brigitte Barèges a profité de quelques jours de vacances pour se filmer devant un barrage hydroélectrique construit dans les années 60, "à une époque où on avait compris que retenir l’eau, ça avait du sens, d’abord pour la garder précieusement et pouvoir s’en servir quand on en a besoin, pour alimenter en eau potable mais surtout pour fournir de l’énergie hydroélectrique".

Pour la vice-présidente de l’UDR, "il n’y a pas plus propre et plus naturel que ce type d’énergie".

"À l’heure où la taxe de l’énergie va encore augmenter", Brigitte Barèges "regrette vraiment que les écologistes d’aujourd’hui n’aient pas compris que c’était une chance pour la France d’avoir tous ces massifs montagneux qui sont de véritables réservoirs dont on pourrait se servir, comme on a su le faire dans le passé, pour fournir une énergie propre et bien moins chère".

Montauban : Jean-Philippe Labarre suffoque sur les trottoirs en bitume noir de l’avenue Charles-de-Gaulle

Les trottoirs de l'avenue Charles-de-Gaulle (ici en juillet 2025) avaient bien besoin d'être refaits... mais le choix d'apposer du bitume noir en pleine canicule fait réagir Jean-Philippe Labarre.
Les trottoirs de l'avenue Charles-de-Gaulle (ici en juillet 2025) avaient bien besoin d'être refaits... mais le choix d'apposer du bitume noir en pleine canicule fait réagir Jean-Philippe Labarre. DDM - DDM MANUEL MASSIP

Les travaux de voirie se poursuivent une bonne partie de l’été à Montauban. Les trottoirs de l’avenue Charles-de-Gaulle viennent d’être refaits. Jean-Philippe Labarre, qui habite ce quartier, a eu l’occasion de les emprunter un soir de canicule, à 19 h 30.

Une mauvaise surprise attendait le conseiller municipal et communautaire de Nouveau Montauban : "Je voudrais savoir quel est l’individu qui a réfléchi à la technique de réfection de ces trottoirs. C’est du goudron noir de la pire espèce qui est complètement inesthétique. Et surtout, avec la chaleur que nous subissons, comment pouvons-nous imaginer faire ce choix de couleur ? C’est quelque chose de complètement aberrant mais bon, ç’a été fait et manifestement non réfléchi. Il faudra quand même que le service technique nous donne des explications, je me chargerai de leur en demander lors d’un prochain conseil municipal".

À lire aussi : Voirie, stade de Sapiac, hôtel de ville... tour d'horizon des dix principaux chantiers de l’été à Montauban

Il est vrai que dans la capitale régionale, Toulouse, les derniers trottoirs et bitumes de voirie refaits l’ont été avec du bitume "grenaillé" mêlant gravier blanc et granulats, un revêtement plus réfléchissant que l’asphalte noir classique.

Castelsarrasin : les oubliés du réseau Tulipe

En annonçant la suppression du réseau de transport Tulipe, Jean-Philippe Bésiers s’était voulu rassurant pour les usagers, notamment les retraités empruntant ce minibus au départ du centre-ville pour aller faire leurs courses dans les supermarchés de la zone commerciale de l’Artel. Le maire misait sur le transport à la demande créé par la communauté de communes, avec le soutien de la Région, pour prendre le relais.

Or, le TAD n’a pas du tout la même vocation : il ne peut être mis en place que pour rallier un secteur rural à un bourg centre (ou à une ville comme Castelsarrasin), mais pas pour un trajet interurbain. Les élus de Terres des Confluences ont obtenu une dérogation pour que les habitants de Gandalou et de la Mégère, des quartiers excentrés de Castelsarrasin et de Moissac, puissent bénéficier du transport à la demande. Mais Jean-Philippe Bésiers va devoir trouver une solution pour répondre à la colère des usagers de Tulipe.

Moissac : l’opposition peut enfin s’exprimer sur la page Facebook de la ville

La première tribune de l’opposition a été mise en ligne vendredi 7 août sur le site de la Ville de Moissac. Conséquence de la décision du juge des référés du tribunal administratif de Toulouse qui avait donné raison à Séverine Laurent, tête de liste de l’Union citoyenne moissagaise lors des municipales.

"La démocratie locale vient ainsi de marquer quelques points. Mais on est loin du compte quand les dossiers arrivent incomplets en commissions municipales, quand les partis politiques sont exclus du centre culturel depuis 2020 et que les panneaux d’affichage libre ont à moitié disparu dans Moissac. D’autres batailles en perspective", écrit l’UCM.

De son côté, les élus de gauche du groupe "Moissac Fièr.e.s et Solidaires" pointent du doigt Romain Lopez l’accusant de "récupération politique et médiatique sur le sujet extrêmement grave de la fermeture des urgences" de l’hôpital. Ils rappellent la proposition qu’ils avaient faite pendant la campagne : créer une maison médicale de garde, du lundi au vendredi soir de 20 h à 24 h et les week-ends de 8 h à 24 h.