Bourg-lès-Valence. L’élu Wilfrid Pailhès porte plainte après avoir reçu des menaces de mort
Le chef de file de l’opposition, membre du cercle rapproché de l’ancien Président de la République François Hollande a été destinataire d’une carte postale simplement déposée à la mairie comportant menaces de morts et insultes.
Clarisse Abattu -
Aujourd’hui à 19:31 | mis à jour aujourd’hui à 20:43
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Wilfrid Pailhès ne cache pas sa détermination. L’élu (DVG) chef de file de l’opposition veut savoir qui est l’auteur d’une lettre d’insultes et de menaces de mort déposée le 21 juillet à son intention dans la boîte aux lettres de la mairie de Bourg-lès-Valence. « J’ai déposé plainte contre X ce jour, vendredi 31 juillet 2026, au commissariat de Valence, suite à la réception en mairie d’un courrier anonyme manuscrit rédigé à mon attention en tant qu’élu municipal. Dans le cadre de ma fonction de conseiller municipal, cette lettre anonyme profère à mon encontre des insultes, menaces et intimidation » explique-t-il.
« J’ai porté ces faits à la connaissance de la mairie de Bourg-lès-Valence, avec copie du courrier. » Des lignes écrites à la main au dos d’une carte postale « remplie de fautes d’orthographe » complète le Bourcain, qui depuis plusieurs années fait partie du cercle des fidèles de l’ancien chef de l‘État François Hollande.
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« Il est hors de question de banaliser ou de passer sous silence les menaces que nous pouvons recevoir ».
« En 25 ans de carrière j’en ai reçu des messages d’insultes, et que dire depuis l’arrivée de Facebook ». Mais là, il a décidé de ne pas laisser passer. « Sur tout le territoire, nous sommes plus de 500 000 élus à travailler à l’amélioration du quotidien de nos administrés. Nous sommes de plus en plus nombreux à faire face à des menaces et à subir des violences physiques ou verbales provenant de certaines personnes malveillantes. L’insécurité qui touche les élus ne relève pas d’un sentiment, c’est une réalité bien tangible. Que les menaces soient physiques ou cyber, quand un élu est menacé, c’est toujours une menace de trop. J’associe également les agents des collectivités et de l’État. Comme élu local au plus près des habitants, nous sommes très exposés. Il est hors de question de banaliser ou de passer sous silence les menaces que nous pouvons recevoir et qui portent atteinte à la personne et à son intégrité. »
Wilfrid Pailhès en est convaincu, « l’auteur de ces messages me connaît bien. Il me désigne d’ailleurs comme homme de gauche. Ses menaces ne changent rien à ma détermination » il l’affirme « je n’ai pas peur, mais personne n’est jamais à l’abri d’un éventuel passage à l’acte. Ainsi, j’ai fait copie de mon dépôt de plainte au procureur de la République de Valence, et au dispositif mis en place par l’État lequel prend très au sérieux ce genre de menace. » Et de conclure à destination de celui ou celle qui le menace : « Nous comptons bien le retrouver ».