taraskuzio.com

Bordélisation de l'École: le virus français va-t-il contaminer la Belgique?

La crise des lycées français dérape. 900 actions ont été recensées jeudi dans un Hexagone sous haute tension. La colère lycéenne s'est répandue comme une traînée de poudre, gagnant même les Universités. Plusieurs centaines d'interpellations ont eu lieu depuis la naissance du mouvement.

Officiellement, les élèves dénoncent profs absents, bâtiments délabrés et classes surchargées. Officiellement toujours, c'est leur conscience citoyenne et politique qui s'exprime. Voilà une lecture très angélique des faits. Parce que ce que l'on voit aussi, ce sont des dérives violentes : mobilier incendié, vitres brisées, tirs de mortiers, affrontements avec les forces de l'ordre, dégradations d'établissements scolaires dont l'état déjà délétère est justement l'un des motifs de la grogne.

Les blocages étudiants se poursuivent en France: le hall d'un lycée détruit par un incendie, des trams suspendus (VIDÉO)

Le plus déplorable ? Les adultes qui jouent avec des allumettes autour de ce grand brasier.

En France, LFI a très vite sauté dans le train, appelant ses militants, maires et élus à rejoindre les jeunes sur les blocages. "Gloire" à ceux qui se soulèvent face à la "sauvagerie policière", ont-ils exprimé. À force de souffler sur les braises et de désigner la police comme l'ennemi, les Insoumis prennent une lourde responsabilité dans ce chaos.

Bien sûr, l'autorité ne donne pas tous les droits. Quand ceux qu'on disperse ont parfois 14 ou 15 ans, la force doit rester l'ultime recours. Un uniforme n'accorde pas davantage un permis de cogner qu'une carte d'étudiant un permis de casser.

Cette bordélisaton de l'École gagnera-t-elle la Belgique ? Porté par la viralité des TikToks de nos voisins, favorisé par le climat social déjà tendu dans la principauté, le virus a déjà contaminé Liège, capitale belge de la révolte du monde de l'enseignement, ce jeudi, avec les mêmes dérapages, en plus petit. On craint que ce triste effet Copycat ne s'arrête pas là…

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.