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Blocage des lycées : 14 interpellations, une adolescente blessée à la tête, des incendies… Le point sur la journée de mobilisation à Perpignan

Ce jeudi 1er octobre, les manifestations lycéennes se sont intensifiées en France. À Perpignan, au moins quatre établissements ont fait l’objet de blocages, qui ont été suivis de plusieurs interpellations de la part des forces de l’ordre mobilisées pour l’occasion.

Comme partout en France, la ville de Perpignan n’a pas échappé aux manifestations lycéennes. Ce jeudi 1er octobre, les lycéens étaient d’ailleurs nombreux à être descendus dans la rue, avec, malheureusement, des débordements qui ont mené à des interpellations et des blessés. Le point sur la situation.

Dans le détail, une dizaine de personnes ont été interpellées au niveau du lycée Aristide Maillol. Selon nos informations, les individus arrêtés par les forces de l’ordre seraient, pour la plupart, des jeunes extérieurs à l’établissement. Sur place, les policiers ont été confrontés à des jets de pierres et de bouteilles et des trottinettes électriques ont été incendiées.

Au lycée Pablo Picasso, des jets de cocktails Molotov ont été constatés, ainsi que de pierres et de pavés. Des poubelles ont également été incendiées par un individu qui a été interpellé dans la foulée.

Une jeune fille transportée à l’hôpital

Du côté du lycée Sainte-Louise de Marillac, une jeune fille de 16 ans a été blessée à la tête après avoir reçu un pavé qui était visiblement destiné aux forces de l’ordre. L’adolescente a été prise en charge par les pompiers pour être transportée à l’hôpital de Perpignan. L’auteur présumé du jet a été identifié, puis interpellé au niveau de la place de Catalogne.

Enfin, au lycée François-Arago, un individu a été interpellé en début de matinée alors qu’il était en train de cadenasser des poubelles devant l’établissement, avant que les manifestations ne débutent.

La préfecture des Pyrénées-Orientales réagit

La préfecture des Pyrénées-Orientales indiquait quant à elle que 14 personnes avaient été interpellées au total, durant la journée, "pour des faits concernant, outre l’emploi de mortiers d’artifice, la dégradation d’un bien public (abribus), l’incendie volontaire (poubelle), des faits de violences et des faits de violences contre agents de la force publique".

Elle a également dénoncé des mouvements qui, devant certains établissements, ont connu "des développements violents qui ne sont pas acceptables." "Ils appellent, de la part des services de l’État, une réaction ferme et proportionnée de maintien de l’ordre public".

Et Pierre Regnault de la Mothe d'ajouter que "l'action de la police et de la gendarmerie nationales, sous mon autorité, vise à garantir le droit de manifester ; empêcher les blocages, qui n’ont pas lieu d’être ; prévenir et, le cas échéant, sanctionner les actes violents et les dégradations ; assurer une réponse proportionnée, compte tenu notamment du jeune âge des manifestants".

Le préfet des Pyrénées-Orientales incitait aussi les lycéens et leurs établissements à nouer un dialogue constructif. Mais il insistait aussi sur le rôle des "parents des mineurs qui ont été interpellés". Il les invitait "à exercer effectivement l’autorité parentale et à contribuer à l’apaisement".

De son côté, le syndicat Alliance Police nationale 66 a déploré des blessés chez les forces de l’ordre et "attend une réponse pénale ferme". "Nous condamnons également les dégâts qui ont été occasionnés à l'encontre des établissements", ajoute-t-il.