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Besançon. Mené pleins gaz, le chantier du tramway veut tenir les délais

Chez Keolis, la ponctualité du tram bisontin est un principe de base. Pas question donc d’y déroger pour les travaux qui battent leur plein station Brulard et en divers points du réseau.

Depuis le 13 juillet, « le chantier est très intense et le calendrier, tenu. Tout doit être prêt pour le 17 août, nous comptons bien être au rendez-vous », dit Hervé Girardot, directeur du développement et de la gestion des infrastructures de Grand Besançon Métropole.

De jour et parfois de nuit, vingt-cinq ouvriers creusent, câblent, posent les rails, dessinent le futur terminus qui permettra bientôt d’augmenter la cadence aux heures de pointe : quinze trams espacés de cinq minutes sur la ligne, contre dix à douze toutes les huit minutes jusqu’alors.

La pose des rails se fait au millimètre près.   Photo Franck Lallemand

La pose des rails se fait au millimètre près.   Photo Franck Lallemand

« Nous venons d’installer les appareils de voies, autrement dit les aiguillages de ce quatrième terminus, détaille Hervé Girardot. 90 % des 150 mètres linéaires de rails sont également posés. » Un travail d’orfèvre, « au millimètre près », pour garantir la stabilité des rames sur cette troisième voie.

Des travaux de jour comme parfois de nuit

Les équipes de ce chantier à 3,7 millions d’euros sont sur le pont de bon matin. « Nous commençons à 6 h, pour finir autour de 17 h en général, explique Sébastien Regnaud d’Eurovia Vinci, chef du chantier. Pendant la canicule, les ouvriers embauchaient à 5 h. Nous adaptons les horaires en fonction des températures, sachant qu’il y a des temps incompressibles. Certains matériaux doivent être installés sitôt arrivés sur site. » La principale difficulté réside dans la coordination des métiers - et des quatre entreprises - « dans un espace aussi restreint, poursuit le responsable, ça demande un peu de gymnastique, mais on y arrive. »

Hervé Girardot, directeur du développement et de la gestion des infrastructures de Grand Besançon Métropole, prépare le chantier depuis deux ans. Photo Franck Lallemand

Hervé Girardot, directeur du développement et de la gestion des infrastructures de Grand Besançon Métropole, prépare le chantier depuis deux ans. Photo Franck Lallemand

« On profite de tous les horaires et de toutes les organisations pour tenir les délais », appuie Hervé Girardot, précisant que le travail de nuit est limité au maximum. « Il concernera prochainement les opérations de soudure. » S’enchaîneront la mise en place de la signalisation et la pose de cinq poteaux électriques supplémentaires pour l’alimentation des trams.

Cette interruption temporaire des rames - la première en douze ans d’existence du réseau - est « une opportunité formidable » pour repeindre les arrêts et leurs abris, remplacer les luminaires par des LED, mais également « réparer les revêtements abîmés par la circulation : les pavés, dallages et bétons désactivés, là où ils sont désolidarisés, soulevés ou même cassés. » C’est le cas notamment au niveau du musée des Beaux-Arts, de Fontaine-Argent, et de Tristan-Bernard. À noter que les stations Brulard, Micropolis, UFR Santé et Rosemont vont être végétalisées.

Vingt-cinq ouvriers travaillent d’arrache-pied sur le site. Photo Franck Lallemand

Vingt-cinq ouvriers travaillent d’arrache-pied sur le site. Photo Franck Lallemand

Côté voirie, « tout ne sera peut-être pas fini à la mi-août, mais nous aurons beaucoup avancé dans des conditions optimales de sécurité », apprécie Hervé Girardot.

Le terminus de Brulard doit faire l’objet d’essais de circulation d’une rame « juste avant le week-end du 15 août ». De leurs résultats, dépendra la réouverture effective de la ligne le lundi suivant.

Le retour des trams ne sonnera pourtant pas tout à fait la fin du chantier : à Brulard, la circulation des véhicules demeurera déviée jusqu’à fin octobre, le temps d’achever la nouvelle route.

Le plan B des bus tient bien la route

Les bus B1 et B2, mis en place pour assurer la continuité de service pendant toute la durée des travaux du tram de Besançon tiennent semble-t-il leur rôle. C’est l’avis de nombre d’usagers mais aussi celui de Laurent Senecat, directeur général de l’opérateur Keolis. « Nous avions quelques appréhensions au départ, nous nous apercevons qu’ils répondent en fait très bien aux attentes. »

La moindre circulation estivale dans la capitale comtoise sert sans doute cette réussite pour partie. Les délais, certes un peu moins précis que ceux d’un tram réglé comme du papier à musique, sont en tout cas plutôt tenus.

Grand Besançon Métropole a voulu de son côté améliorer le confort des usagers, réalisant notamment un quai provisoire en bois à la gare, sur 20 mètres de long. Incliné, il permet de faciliter la sortie des bus vers le quai du tram, plus haut.