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Bernard d’Ormale, le mari de Brigitte Bardot, persona non grata à la Madrague à Saint-Tropez ?

Cela fait 4 heures qu’il fait le pied de grue devant le portail de la Madrague en ce lundi 26 octobre 2026 : le ciel aux couleurs crépusculaires, donne des airs de paradis à la baie des Canoubiers, à Saint-Tropez, mais le mari de Brigitte Bardot, Bernard d’Ormale, vit un petit calvaire.

Depuis samedi dernier, il a toutes les peines du monde à s’approcher du lieu où il a vécu. « Quand je suis revenu vers 17 heures, le portail avait été enlevé et remplacé par un panneau en bois. Il y a des caméras partout. C’est peut-être moi qu’on surveille », parvient-il à sourire.

L’histoire serait anecdotique s’il n’y avait pas une certaine urgence : urgence à récupérer des effets personnels, dont sa carte bancaire, et des ordonnances médicales.

« J’ai eu le président de la Fondation, Max Guazzini, ce lundi matin, pour lui expliquer la situation » et son besoin d’accéder à ses affaires, « mes papiers, ma carte bancaire, des dossiers ».

« Je n’ai plus de fric »

L’histoire semblait entendue, le président lui assurant qu’il pourrait venir dans l’après-midi. L’heure venue, « le vigile m’a tendu une carte par-dessus les planches, c’était la carte vitale de Brigitte. Depuis, ils ne répondent plus. Tous les numéros à disposition sont sur répondeur. Je n’ai plus mon portefeuille, plus de fric... »

L’homme, fatigué, se serait bien passé de cet épisode dans la brouille qui l’a opposé à la direction de la Fondation, depuis la vente d’objets ayant appartenu à l’icône. « Bien sûr que j’étais contre cette vente aux enchères, j’espère que ce n’est pas à cause de cela qu’on me traite comme ça », regrette-t-il.

Laurence, qui connaissait Brigitte Bardot depuis 40 ans, l’accompagne dans sa galère. « Quand je l’ai rejoint devant la maison, j’ai sonné, raconte-t-elle : un vigile a passé la tête, puis sans un mot, il est reparti dans l’autre sens. Ils sont en train d’abimer l’image de la Fondation, déplore-t-elle après trois heures d’attente.

Le Toutou’s Bar, rempli par les eaux de pluie, fait toujours recette auprès des promeneurs du sentier.
Le Toutou’s Bar, rempli par les eaux de pluie, fait toujours recette auprès des promeneurs du sentier.
N. S./ Var-matin

Finalement, vers 17 h 25, un texto tombe de la part du président Guazzini : « Je suis en réunion et je ne peux t’appeler. J’ai transmis tes demandes concernant ta carte bancaire et d’identité. On me répond que tu n’as pas voulu ta carte vitale, que ta carte bancaire était périmée et tu avais sur toi, ta carte d’identité. Il est prévu que dans quelques jours, tu puisses venir à la Madrague ».

« Mais, c’est faux », peste Laurence, furieuse de ces approximations. Pour l’urgence, on repassera. 18 heures, la nuit prend ses quartiers. Bernard d’Ormale laisse sa voiture devant l’entrée. Il reviendra ce mardi.