Belgique. PV à l'étranger : les automobilistes français parmi les plus mauvais payeurs
Moins de la moitié des automobilistes français verbalisés en Belgique finissent par régler leurs amendes, selon les autorités. Les Allemands et les Néerlandais font beaucoup mieux.
La rédaction -
Aujourd’hui à 18:19 | mis à jour aujourd’hui à 18:24
- Temps de lecture :
Ils étaient 55% en 2021, 52,5% en 2025 et ils ne sont que 45,6% cette année : moins d'un automobiliste français verbalisé en Belgique sur deux finit par régler son PV, selon les chiffres du service public fédéral Justice dévoilés dimanche par la télévision publique flamande VRT. Au total, depuis 2021, cela représente plus de 1,5 million d’amendes routières infligées à des Français, et un taux de recouvrement d'à peine 50,9%.
Les Hollandais champions du civisme
Les automobilistes des autres pays frontaliers font beaucoup mieux : en moyenne depuis cinq ans, 85,7% des Néerlandais s'acquittent de leur amende, contre 80,5% des Luxembourgeois et 75,1% des Allemands.
A l'inverse, certains pays plus éloignés, comme la Roumanie (37% de PV réglés) et la Bulgarie (27%) sont encore plus mauvais payeurs que nous. Hors de l'UE, c'est encore pire, avec moins de 20% de règlement.
Comment expliquer de tels chiffres concernant les automobilistes français, alors que Paris pratique l’échange transfrontalier d’informations avec 19 pays de l’Union européenne, dont la Belgique, ce qui permet théoriquement d'identifier les contrevenants et de leur envoyer directement le PV ?
Des données souvent incomplètes
« Les chiffres belges s’arrêtent à la frontière belge. Ils indiquent donc combien de contrevenants ont payé leur amende à l’issue d’une procédure belge. Si une personne refuse de payer son amende à l’étranger, la loi prévoit qu’un recouvrement forcé puisse avoir lieu dans son pays de résidence », précise Edward Landtsheere, porte-parole du SPF Justice à VRT. Autrement dit, ils ne prennent pas en compte d'éventuelles poursuites en France.
Mais, regrette-t-il, « pour les véhicules français, nous ne disposons pas toujours, dans tous les dossiers, de données suffisantes pour identifier correctement le contrevenant ». « Nous allons poursuivre nos investigations avec nos partenaires français afin de comprendre pourquoi il arrive parfois que nous n’obtenions aucun résultat concernant un contrevenant français », poursuit-il.