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Bart De Wever ne semble pas optimiste sur un accord budgétaire d'ici jeudi: "J'espère qu'un compromis se dessine, mais je n'en suis pas sûr"

Le Premier ministre Bart, De Wever, a une nouvelle fois insisté mercredi sur l'importance de trouver un accord sur une trajectoire budgétaire pluriannuelle.

Le temps presse, à l'entendre. "Nous sommes dans les arrêts de jeu et je ne peux qu'espérer que les partis de la majorité pourront dépasser leurs divergences et conclure un accord", a-t-il expliqué mercredi matin en commission de la Chambre.

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L'objectif semble être de conclure un accord d'ici jeudi matin. "C'est le but", a confié le Premier ministre à la sortie de la réunion avant de se raviser quelque peu. "En tout cas, ce serait bien". "J'espère qu'un compromis se dessine, mais je n'en suis pas sûr. Si un ou plus des cinq partis dit non, il n'y aura pas d'accord et nous devrons en tirer les conséquences", a-t-il ajouté.

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Devant les députés, le chef du gouvernement n'a pas voulu s'étendre sur le contenu des discussions. Il a à nouveau brossé un sombre tableau de la situation actuelle et de la pression financière qui pèse sur le pays. "Nous sommes face au mur des Ténèbres", a-t-il averti, en référence à une nouvelle de science-fiction où il est question d'une barrière noire séparant la lumière des ténèbres.

Si le gouvernement échouait à s'accorder, il risque de commencer l'année dans le régime des douzièmes provisoires. Le Premier ministre proposerait alors de faire voter un "schuldenrem" (frein à l'endettement, soit la non-indexation des retraites, des salaires des fonctionnaires, des allocations, des budgets de fonctionnement de l'État et des barèmes fiscaux).

Le gouvernement fédéral reprendra mercredi, vraisemblablement en fin de journée, les travaux budgétaires interrompus au cours de la nuit précédente, aux environs de minuit. Après quelques heures de discussion, le Premier ministre a tenu des entretiens bilatéraux avec les vice-Premiers ministres. La pression était mise jusqu'à la semaine passée sur le MR. Vooruit paraît aujourd'hui se montrer le plus réticent autour de la table.

Trouver dix milliards d'euros d'ici 2029

L'ambition demeure de trouver dix milliards d'euros d'ici 2029. Le Premier ministre a une nouvelle fois fait le procès de ses prédécesseurs pour expliquer la situation dans laquelle se trouvait la Belgique. Une posture qui n'a pas plu à l'opposition. "C'est toujours le même discours: c'est la faute des autres", a déploré Paul Magnette (PS). Raoul Hedebouw (PTB) s'est inquiété de l'"absence d'espoir" dans le discours du Premier ministre. "C'est votre argument idéologique majeur mais ce n'est pas un programme, l'absence d'espoir, c'est dire que le politique ne sert à rien".

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À gauche, tant les socialistes que le PTB et Ecolo ont exhorté le gouvernement à aller chercher l'argent auprès des mieux nantis: tour à tour les grands patrimoines, les sociétés de management, les sociétés pétrolières qui enregistrent des surprofits, etc.

Les uns et les autres ont épinglé aussi les mesures évoquées dans la presse et dont ils redoutent les effets. Il est notamment question du gel du pécule de vacances des pensionnés.

"Je comprends vos inquiétudes concernant le pécule de vacances et l'indexation, mais la fin du monde, ce sera une crise de la dette. (...) On verra alors ce qu'il faudra dire aux groupes qui, aujourd'hui, ne peuvent pas supporter le moindre effort", a répondu Bart De Wever.