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Entre une bagarre adolescente et une vétérinaire agressée par une cliente : les dernières affaires à la barre du tribunal de police de Cahors

l'essentiel Deux affaires de violence impulsive ont été jugées par le tribunal de police de Cahors, l'une dans le cadre d'une fête de village, l'autre dans un cabinet vétérinaire.

"La colère est très mauvaise conseillère." Mais aussi : "Il commence dans la vie, on ne va pas l’accabler." Noa*, tout juste majeur, comparaissait vendredi 25 septembre devant le tribunal de police de Cahors. Les faits sont d’une triste banalité : lors d'un premier de l'an, il est filmé et ces vidéos sont envoyées par la victime à l’insu de Noa à son ex, les deux garçons qui se croisent quelques mois plus tard dans une fête de village, quelques verres de bière ("Mais pas tant que ça") et Noa qui voit rouge.

"J’aurais pas dû réagir", concède le jeune homme qui dans sa déposition a dit avoir "débranché le cerveau". Il reconnaît des coups de tête et un droite/gauche. La victime a reçu cinq jours d’ITT, pour des hématomes, un stress post-traumatique et une commotion cérébrale.

Aussitôt après les faits, Noa envoie un message pour s’excuser. L’histoire aurait pu en rester là. Mais le père décide de porter plainte contre l’avis de son fils mineur, "parce que c’est pas normal ce qui s’est passé, quand on sort pour s’amuser..."

Les excuses, l’air penaud, le casier vierge ont joué en sa faveur : Noa payera 250 € d’amende et 144 € de dommages et intérêts à la victime.

Une méchante gifle pour un chat

À la barre du tribunal de police, la voix d’Alice* traduit encore son émotion, plus d’un an après les faits. Vétérinaire à Cahors depuis dix ans, alors qu’elle est de garde, à 5 h du matin une femme lui apporte son chat, dans un état très inquiétant depuis plusieurs jours. Elle lui prodigue des soins pendant plus de deux heures, en vain. Elle indique à la propriétaire qu’il y a un risque que son animal meure seul dans sa cage la nuit, et l’oriente vers un autre établissement qui assure une surveillance nocturne. Mécontente, la cliente lui assène alors une violente gifle.

La vétérinaire reçoit 8 jours d’ITT et un arrêt de travail d’un mois, notamment pour des troubles anxieux. La prévenue, absente à l’audience, a reconnu les faits lors de sa déposition, mais les a justifiés par "le comportement" d'Alice. Plusieurs faits de violences figurent déjà sur son casier. Elle a été condamnée à 350 € d’amende et 600 € de dommages et intérêts. La vétérinaire soupire : "Désormais, quand je reçois une urgence, je ne me demande pas ce que je vais pouvoir faire pour l’animal, mais si je suis en danger."