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Aucun des 7 candidats ne fait l’unanimité pour diriger l’ONU

Le dernier sondage non officiel réalisé vendredi concernant la sélection du prochain secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU) a montré qu’aucun des sept candidats ne bénéficiait du soutien des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, qui disposent tous d’un droit de veto.

Cela laisse la porte ouverte à de nouveaux candidats si aucune des personnalités actuelles ne parvient à convaincre les membres disposant d’un droit de veto — les États-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni et la France — dans la course à la succession d’Antonio Guterres, qui dirige l’ONU depuis près de 10 ans.

Antonio Guterres.

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, terminera son second terme en décembre 2026. (Photo d'archives)

Photo : Getty Images / AFP / SIMON MAINA

Comme lors des cinq sondages non officiels précédents, les 15 membres du Conseil se sont prononcés pour encourager ou décourager les sept candidats, ou pour n’exprimer aucune opinion, mais ce scrutin secret a été le premier à utiliser des bulletins rouges pour distinguer les votes des cinq grandes puissances.

Les trois principaux candidats — la directrice générale du commerce de l’ONU, Rebeca Grynspan (du Costa Rica), le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi (de l'Argentine), et l’ambassadrice de la Guyane auprès de l’ONU, Carolyn Rodrigues Birkett — ont tous reçu deux votes rouges défavorables, selon deux diplomates s’exprimant sous couvert d’anonymat, car le scrutin était privé.

Mme Grynspan, ancienne vice-présidente du Costa Rica, est restée en tête du scrutin avec neuf votes favorables.

La directrice générale du commerce de l’ONU, Rebeca Grynspan (du Costa Rica), le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi (de l'Argentine), et l’ambassadrice de la Guyane auprès de l’ONU, Carolyn Rodrigues Birkett.

Les trois principaux candidats au poste de secrétaire général de l'ONU prennent la parole lors de l’événement « UN Town Hall : The Next Secretary-General », au siège des Nations unies, à New York, aux États-Unis, le 23 juillet 2026.

Photo : Radio-Canada / AFP / LEONARDO MUNOZ / Reuters / Eduardo Munoz

Bien que l’on ignore comment chaque membre du Conseil a voté, de nombreux responsables américains ont clairement mentionné ces dernières semaines qu’aucun des candidats n’était idéal du point de vue de l’administration Trump. Elle s’est concentrée sur une réforme radicale de l’organisation mondiale et sur le retrait des États-Unis de plusieurs agences des Nations unies.

Toutefois, malgré les divergences de l’administration avec l’ONU et son appareil bureaucratique, ainsi que ses réserves quant à l’identité du prochain secrétaire général, les responsables n’ont pas exclu de soutenir l’un des candidats déclarés.

Ces responsables, qui se sont exprimés sous couvert d’anonymat pour évoquer les délibérations internes, ont dit que la position des États-Unis était encore en cours d’affinement et qu’elle serait précisée dans les prochains jours.

L’ambassadeur américain Mike Waltz a déclaré aux journalistes à la sortie de la réunion à huis clos du Conseil que l’ONU avait besoin d’un leadership fort et énergique capable de ramener cette organisation mondiale, composée de 193 membres, à sa mission initiale en faveur de la paix et de la sécurité.

Cette institution, après 80 ans, a tenté d'être tout pour tout le monde, a affirmé M. Waltz. Nous l’avons mise au régime, pour ainsi dire — nous nous portons tous un peu mieux après un régime —, et nous devons la recentrer sur la paix et la sécurité.

Mike Waltz, ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies (ONU), prend la parole lors d’une séance du Conseil de sécurité.

Mike Waltz, ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies (ONU), prend la parole lors d’une séance du Conseil de sécurité, le 23 septembre 2026, à New York.

Photo : Getty Images / Michael M. Santiago

Par tradition, le poste de secrétaire général est attribué à tour de rôle selon les régions, et c’est au tour de l’Amérique latine. Des pressions s’exercent également pour qu’une femme soit choisie, ce qui ferait d’elle la première femme à la tête de l’ONU.

Nous comprenons qu’il y ait une volonté de rotation régionale. Bien sûr, si la meilleure candidate est une femme, nous nous en réjouirions, mais ce dont nous avons vraiment besoin, c’est simplement du meilleur candidat.

Les deux candidates arrivées en queue de peloton lors du sondage de vendredi étaient des femmes : Maria Fernanda Espinosa, ancienne présidente de l’Assemblée générale et ministre des Affaires étrangères de l’Équateur, et Ivonne A-Baki, ancienne ambassadrice équatorienne. Deux candidats africains — l’ancien diplomate onusien Olara Otunnu, de l’Ouganda, et l’ancien président du Sénégal Macky Sall — ont chacun reçu 10 votes défavorables.

M. Sall a par ailleurs annoncé le retrait de sa candidature au poste de secrétaire général de l'ONU samedi, selon l'AFP.

Le prochain sondage non officiel, avec des bulletins rouges, aura lieu durant la semaine à venir, ont précisé les deux diplomates.

M. Waltz et l’ambassadeur russe auprès de l’ONU, Vassily Nebenzia, ont tous deux laissé ouverte la possibilité de voir apparaître de nouveaux candidats. Nous allons y parvenir, j’en suis convaincu, avant la fin de l’année, a déclaré M. Waltz.

C’est mon souhait, sans aucun doute, a ajouté M. Nebenzia.

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