Au moins 50 militaires tués dans une attaque des indépendantistes et des jihadistes au Mali
Le Mali est en proie depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire nourrie notamment par les violences de groupes affiliés aux organisations jihadistes Al-Qaïda et Etat islamique, ainsi que de groupes criminels communautaires et de mouvements touaregs indépendantistes.
Publié le 19/07/2026 13:17
Temps de lecture : 1min
Un bilan très lourd. Au moins 50 militaires sont morts, samedi 18 juillet, dans le nord du Mali lors d'une des attaques les plus meurtrières subies par l'armée depuis le début du conflit qui ravage ce pays d'Afrique de l'ouest depuis une quinzaine d'années. La coalition des indépendantistes touaregs et de jihadistes a tendu une embuscade samedi contre un convoi de l'armée qui quittait la ville stratégique d'Anéfis – théâtre ces dernières semaines d'âpres combats pour son contrôle – pour se rendre dans la grande ville de Gao. "Le bilan provisoire de l'attaque est très lourd. Plus de 50 militaires tués. Et au moins 24 prisonniers", a déclaré à l'AFP un élu local du nord proche de la junte au pouvoir.
Début juillet, une offensive d'envergure coordonnée du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affiliés à Al-Qaïda, et des indépendantistes du Front de libération de l'Azawad (FLA,) s'était soldée par la prise temporaire de la ville, encerclant le camp militaire défendu par les Forces armées maliennes et les paramilitaires russes d'Africa Corps. L'attaque a été revendiquée par le JNIM et les indépendantistes du FLA.
Le Mali est en proie depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire nourrie notamment par les violences de groupes affiliés aux organisations jihadistes Al-Qaïda et Etat islamique, ainsi que de groupes criminels communautaires et de mouvements touaregs indépendantistes. Elle s'ajoute à une grave crise économique. Depuis deux coups d'Etat successifs en 2020 et 2021, le pays est dirigé par des militaires arrivés au pouvoir sur la promesse de rétablir la sécurité et de conserver son intégrité territoriale. En août 2024, l'armée malienne et les paramilitaires russes Wagner, qui ont précédé l'Africa Corps – groupe paramilitaire téléguidé par Moscou –, avaient essuyé une importante défaite dans la localité de Tinzaouatène (nord), à la frontière algérienne.