Au Festival de théâtre de Figeac, faire dialoguer les écritures, les artistes et le public
Figeac, dans le Lot, accueille neuf jours de théâtre en plein cœur de la ville. L'ambition de ce festival, depuis 26 ans : faire dialoguer les genres et les écritures, des classiques aux pièces plus modernes. Un festival qui a aussi pour objectif d’aller au plus près de son public.
Pendant neuf jours, les rues et les places de Figeac deviennent un véritable terrain de jeu pour le festival, qui depuis 26 ans, a aussi pour objectif d’aller au plus près de son public. Deux fois programmé pendant le festival de Figeac, le spectacle "Génération Mitterrand" de la compagnie les "Animaux en paradis".
Après la représentation classique, en salle, l’équipe et les spectateurs se retrouvent le lendemain midi, dehors sur la grande place, pour discuter de la pièce. Le public interpelle, questionne les artistes sur la pièce jouée la veille. Au premier rang, Lila et Marion, deux lycéennes figeacoises. Elles font partie d’un club de critiques en herbe, créé par les organisateurs, et ont accès à tous les spectacles : "Nous, surtout en tant que jeunes, on a tendance à vouloir tujours partir plus loin, aller à d'autres festivals, on se dit toujours que c'est mieux ailleurs. Et là, ça nous permet vraiment de nous rendre compte que la petite ville dans laquelle on a grandi, il s'y passe des choses chouettes".
Des lectures en plein air
Après l’échange, Patrick et Chantale vont s’installer, pour la 5ème fois, ils sont venus de Paris pour toute la durée du festival : "nous faisons beaucoup de festivals de théâtre, mais il y a rarement des rencontres comme ça, avec les auteurs, les comédiens, les metteurs en scène. C'est quelque chose de précieux".
En plus des spectacles de rue, le soir venu Ces moments de proximité avec les artistes passent aussi par des lectures à la fraîche, dès 10h du matin, sur la place des écritures. Un régal pour la comédienne Hélène Rencurel, qui a partagé avec le public des lettres échangées entre François Mitterrand et Anne Pingeot : "J'aime bien ce marathon. Je trouve que ça donne du sens, parce que quand on arrive sur une date de tournée, on prend le train, on dort, on repart le lendemain, et là, comme on a ces deux spectacles, ces lectures, ça donne une épaisseur à la rencontre, dans notre parcours de théâtre".
"Un alibi pour qu'on se rassemble"
Nouveauté cette année : des visites patrimoniales, pour mieux connaitre l’histoire des endroits choisis pour les spectacles, explique Éric Thimjo, qui pilote le festival depuis l’an dernier : "l'idée, c'est vraiment d'être transparent sur tous nos choix techniques, ou des lieux qu'on a voulu investir pour les représentations".
Renforcer ce dialogue avec le public, c’est ce qu’a voulu le directeur artistique du festival : "Des personnes viennent me trouver pour me dire qu'elles ont beaucoup aimé un spectacle, ou pour remettre en question nos choix artistiques ou les thématiques abordée dans certains spectacles. Et c'est ça aussi qui m'intéresse, c'est de provoquer des lieux d'échange, on cause, quoi. Et finalement, si le festival ne devait être qu'une seule chose, c'est ça : un alibi pour qu'on se rassemble".
Une alchimie qui marche : le nombre de spectateurs augmente depuis trois ans, 7000 l’an dernier, avec de plus en plus de jeunes. Le festival se tient jusqu'au dimanche 26 juillet, dans le centre de Figeac.Ouverture dans un nouvel onglet
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France Inter
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