Attentat raciste à Trappes : la section lyonnaise du PCF demande l’interdiction de CNews - Lyon Capitale
Trois jours après l’attentat raciste qui a coûté la vie à un homme et fait cinq blessés, la section lyonnaise du Parti communiste demande l’interdiction de CNews et "le démantèlement des empires médiatiques ayant aujourd'hui pris la main sur les outils de communication."
"Les discours de haine tuent." Vendredi 23 octobre, un homme a ouvert le feu sur plusieurs passants à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines. Selon les premiers éléments, l’homme aurait agi pour "venger" les commerçants pillés lors de la mobilisation du 17 octobre en "s’en prenant aux Arabes et aux Noirs." Un exemplaire de Mein Kampf a été retrouvé chez lui, tandis que le parquet national antiterroriste (PNAT) s'est saisi de l'enquête. Pengo Bossio Wangi, 26 ans, a été tué, cinq autres personnes ont été blessées, dont une fillette de 12 ans.
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L’attentat intervient après "des années de déversement de haine télévisuelle"
Alors qu’un rassemblement est organisé ce lundi à 18 heures devant l’Hôtel de Ville de Lyon, situé dans le 1er arrondissement, les élus communistes annoncent qu’ils seront présents "en hommage à la victime, en soutien à la famille endeuillée, aux blessés, qui risquent de graves séquelles et à celles vivant dans la peur et l’angoisse pour leurs proches", écrivent-ils dans un communiqué.
Mais "cet attentat ne vient pas de nulle part", estiment-ils par ailleurs. Il intervient après "des années de déversement de haine télévisuelle" durant lesquelles "les responsables d'extrême droite y déversent quotidiennement et sans contradiction leur appel à la haine de l’autre" et "d'éminents éditorialistes et chroniqueurs normalisent jour après jour le racisme et présentent la population musulmane comme responsable de tous nos problèmes quotidiens", dénoncent-ils toujours. La section lyonnaise du Parti communiste demande donc l’interdiction de la chaîne CNews, détenue par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré.
Des militants identitaires "aux côtés des forces de l’ordre"
Les élus communistes s’interrogent par ailleurs sur les militants d’ultradroite qui ont pu déambuler librement dans les rues de Rouen ou Nice "aux côtés des forces de l’ordre", s’en prenant parfois à des manifestants ce samedi 24 octobre lors des rassemblements contre la vie chère, comme l'ont rapporté nos confrères de Blast. À Lyon, plusieurs dizaines de militants identitaires ont aussi été aperçus dans les rues du 6e arrondissement ce samedi.
Ils concluent : "La haine, qu'elle vienne d'un pistolet-mitrailleur à Trappes, d'un plateau de télévision ou de milices dans la rue, a toujours le même visage. Nous l'affronterons comme toujours : par l'organisation collective, l'antiracisme militant et le combat pour la justice sociale."
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— BLAST, Le souffle de l'info (@blast_france) October 24, 2026