Attaque à Trappes et à La Verrière : Qui est Kévin T., le suspect auteur de…
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L.G. avec AFP
Publié le 24/10/2026 à 00h54 • Mis à jour le 24/10/2026 à 00h54
L'essentiel
- Kévin T., 39 ans, est soupçonné d’avoir tué une personne et blessé cinq autres lors de l’attaque terroriste raciste survenue vendredi à Trappes et La Verrière, dans les Yvelines.
- Déjà connu de la police pour plusieurs infractions mais inconnu des services de renseignement, le suspect possédait un pistolet-mitrailleur de type Sten et avait piégé son appartement avec trois bouteilles de gaz reliées à un minuteur.
- Placé en garde à vue après son interpellation, il n’avait pas encore été entendu par les enquêteurs vendredi en début de soirée. Un membre de son entourage familial a également été placé en garde à vue dans le cadre de l’enquête menée par le Parquet national antiterroriste.
Un appartement piégé avec des bouteilles de gaz, un pistolet-mitrailleur retrouvé dans sa voiture et plusieurs antécédents judiciaires. Le profil de Kévin T., soupçonné d’avoir tué une personne et blessé cinq autres vendredi dans les Yvelines, se précise. Cet homme de 39 ans, interpellé après la fusillade à Trappes et La Verrière, était jusqu’alors inconnu des services de renseignement. Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a ouvert une enquête pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec une circonstance aggravante liée au caractère raciste des faits.
Né en 1987, Kévin T. réside à Plaisir, à moins de dix kilomètres de Trappes. Selon Le Parisien, il était déjà connu de la police pour des faits de vol, de vol à l’étalage, de stupéfiants et de conduite sous l’emprise de l’alcool. Dans un communiqué diffusé vendredi, le Pnat a précisé que son casier judiciaire comportait quatre condamnations « réhabilitées de plein droit ». D’après une source policière citée par l’AFP, il figure également au fichier de traitement d’antécédents judiciaires (TAJ). Le Parisien précise qu’il était également inconnu de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
Un pistolet-mitrailleur et un appartement piégé
Le suspect a été arrêté à Coignières par les policiers de la brigade anticriminalité (BAC), après avoir circulé dans les rues de Trappes et de La Verrière à bord d’une Renault Clio, tirant en rafales sur des passants. Le Pnat précise encore que les enquêteurs ont découvert dans son véhicule « un pistolet-mitrailleur de type Sten et une bombe lacrymogène ». Cette arme automatique date de la Seconde Guerre mondiale. Le Parisien rapporte également la présence de gants et d’une substance pouvant être de la cocaïne, une information qui n’a pas été confirmée par des analyses toxicologiques.
Les investigations menées à son domicile ont révélé un autre élément. L’appartement avait été piégé au moyen de « trois bouteilles de gaz et de fils électriques connectés à un minuteur ». Le RAID et les démineurs ont été mobilisés pour intervenir sur place. L’immeuble a été évacué et le quartier bouclé dans l’après-midi. En fin de journée, la perquisition était toujours en cours. D’après une source proche du dossier, la CRS 8, spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines, a été déployée dans le secteur.
Le suspect est toujours en garde à vue
Placé en garde à vue immédiatement après son interpellation, Kévin T. n’avait pas encore été entendu par les enquêteurs en début de soirée. Le Pnat explique que sa présence était nécessaire lors de la perquisition de son domicile, conformément au Code de procédure pénale. Sa garde à vue peut durer jusqu’à 96 heures. Une deuxième personne, appartenant à son entourage familial direct, a également été placée en garde à vue vendredi après-midi, a annoncé le parquet antiterroriste.
Le mobile raciste de l’attaque est au cœur des investigations. En déplacement à Trappes, Emmanuel Macron a affirmé que le suspect avait « épargné des gens en raison de leur peau » et qu’il avait « assumé son acte ». Le chef de l’Etat a dénoncé un « attentat terroriste, raciste ». L’enquête, confiée notamment à la Sous-direction antiterroriste (SDAT) et à la DGSI, porte également sur la détention d’une arme de catégorie A et l’association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation de crimes contre les personnes.