Assemblée générale de l’ONU: le Moyen-Orient au cœur d’une semaine diplomatique sous tension
L’Assemblée générale de l’ONU ouvre mardi 22 septembre à New York une semaine de rencontres entre les dirigeants du monde entier, dans un contexte de multiplication des crises et de fragilisation des Nations unies. Ukraine, Soudan, intelligence artificielle ou encore pandémies seront au programme, mais le Moyen-Orient devrait peser de tout son poids sur les discussions, entre guerre avec l’Iran, blocage du détroit d’Ormuz et tensions régionales.
Publié le : 22/09/2026 - 01:09
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C’est le plus grand rendez-vous diplomatique de l’année. Pendant une semaine, les dirigeants du monde entier vont se rencontrer à New York, en marge des séances de l’Assemblée générale de l’ONU, et présenter leurs positions devant la communauté internationale, rapporte notre correspondante à New York, Carrie Nooten.
Le rendez-vous intervient alors que les Nations unies traversent une crise financière et de légitimité et que plusieurs conflits s’enlisent. La guerre en Ukraine dure depuis plus de quatre ans, celle au Soudan depuis trois ans. L’intelligence artificielle constitue désormais elle aussi un sujet d’inquiétude, tandis que des protections contre les pandémies doivent également être passées en revue ou décidées.
Faute de visa, le président palestinien absent, Benyamin Netanyahu attendu jeudi
La question palestinienne reste elle aussi au premier plan. La déclaration de l’État de Palestine, initiée par la France et l’Arabie saoudite, n’a rien changé pour les Palestiniens. Un an après la Déclaration de New York, approuvée par 142 États, un Conseil de sécurité consacré à la mise en œuvre de la solution à deux États doit se tenir mardi.
Le président de l’Autorité palestinienne ne sera cependant pas à New York : pour la deuxième année consécutive, les États-Unis n'ont pas accordé de visa à Mahmoud Abbas, explique notre envoyé spécial à New York, Julien Chavanne. Benyamin Netanyahu, lui, est en revanche attendu jeudi, malgré le mandat d’arrêt lancé contre lui par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Israël compte sur cette Assemblée générale pour tenter de raviver les accords d’Abraham, dans un contexte régional extrêmement tendu.
Massoud Pezeshkian à New York sans une partie de sa délégation
Le président iranien Massoud Pezeshkian a bien obtenu son visa pour se rendre à New York, mais une partie de sa délégation a dû rester à Téhéran, faute d’autorisation d’entrée. Une situation qui pourrait compliquer d’éventuelles nouvelles négociations avec l’Iran.
Sept mois après le début de l’offensive américaine, aucune porte de sortie ne se dessine encore pour débloquer le détroit d’Ormuz. Aucune rencontre entre Donald Trump et son homologue iranien n’est par ailleurs confirmée à ce stade, même si le président américain s’est dit disposé à le rencontrer. Les déclarations et les entretiens de Massoud Pezeshkian seront donc particulièrement suivis.
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À l’approche de l’Assemblée générale, le prix du baril de pétrole est repassé sous les 100 dollars dans l’espoir d’améliorations diplomatiques au cours de la semaine.
Les pays du Golfe, qui s’étaient penchés sur le dossier de Gaza en toute discrétion à New York en 2026, ont indiqué qu’ils ne se réuniraient probablement pas cette semaine. Les attaques houthies, la situation au Yémen et les frappes contre l’Arabie saoudite devraient néanmoins occuper une place importante dans leurs rencontres bilatérales. Les positions des médiateurs turc, qatarien, omanais et pakistanais seront également particulièrement observées.
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Macron compte « orienter » Trump vers « les bonnes décisions »
La France préside ce mois-ci le Conseil de sécurité de l’ONU. Le président français Emmanuel Macron, arrivé à New York, doit tenter de mobiliser ses partenaires sur plusieurs de ces dossiers. Il doit notamment en parler dès lundi soir avec Donald Trump, avec l’ambition, selon l’Élysée, « d’orienter le président américain vers les bonnes décisions », en particulier sur l’Ukraine.
Donald Trump devrait une nouvelle fois occuper une place centrale dans cette Assemblée générale. Le président américain reste hostile aux Nations unies et au multilatéralisme, mais il arrive aussi à New York alors que se prolongent la crise avec l’Iran et la hausse des prix du carburant.
Il doit par ailleurs signer mardi avec le Danemark un accord sur le Groenland. Son tête-à-tête avec le président ukrainien sera lui aussi suivi et pourrait réserver des évolutions sur le dossier ukrainien.
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