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Argentine: contre les coupes du gouvernement, les universités investissent la place devant la présidence

Le conflit autour des universités reprend en Argentine. Après une grève la semaine dernière, enseignants et élèves ont investi la Place de mai, à Buenos Aires, mardi 15 septembre. Ces classes publiques avaient pour but de dénoncer les coupes budgétaires du gouvernement de Javier Milei, qui refuse de se plier aux décisions temporaires de la Cour suprême en faveur des universités.

Publié le : 16/09/2026 - 14:20

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Avec notre correspondant à Buenos Aires, Théo Conscience

Des cours magistraux de médecine ou de biologie, des bureaux alignés face à des tableaux recouverts d’équations et de schémas, la place de Mai avait des allures de salle de classe à ciel ouvert mardi 15 septembre.

Fidel, 21 ans, est étudiant en sociologie à l’université de Buenos Aires. « Ces classes publiques ont lieu car nous voulons des augmentations de salaire pour le personnel enseignant et administratif et des augmentations des bourses étudiantes et doctorales. Nous voulons que la loi soit appliquée, et pouvoir étudier dignement. »

Sur un tableau noir, on lit « 329 jours que la loi de financement universitaire n’est pas appliquée ». Le gouvernement de Javier Milei refuse en effet d’appliquer l’augmentation du budget des universités votée fin 2025 par le Parlement.

C’est pour cela que Sol Dieguez, professeure de communication, est venue donner cours sous les fenêtres du palais présidentiel ce mardi 15 septembre. « La place de Mai est le siège du pouvoir exécutif, qui doit appliquer la décision rendue par la Cour suprême et toutes les instances du pouvoir judiciaire. Et actuellement, ce n’est pas le cas », constate-t-elle. 

En attendant de se prononcer sur le fond, la Cour suprême a validé fin juin une mesure conservatoire obligeant le gouvernement à augmenter immédiatement les salaires des enseignants. Une décision là encore ignorée par l’administration de Javier Milei.

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