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Un couple écroué pour un meurtre barbare précédé de « très graves violences sexuelles »

20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Publié le 01/09/2026 à 20h34 • Mis à jour le 01/09/2026 à 20h43

Un trentenaire et sa compagne ont été mis en examen ce mardi pour le meurtre, dans la nuit de mercredi à jeudi derniers, d’un homme sur qui ils sont également accusés d’avoir commis de « très graves violences sexuelles » et des mutilations. Les faits se sont produits à Charleville-Mézières (Ardennes), sur fond de consommation d’alcool et de stupéfiants.

Les deux mis en cause, respectivement âgés de 37 et 27 ans, ont été mis en examen lundi pour « meurtre » accompagné d'« actes de tortures et de barbarie », écrit François Schneider, procureur de la République de Reims. Placés en détention provisoire, ils encourent la détention criminelle à perpétuité.

L’homme compte 36 condamnations à son casier judiciaire, « essentiellement pour des violences », et sa compagne une condamnation en 2026 pour violences aggravées. La victime est un homme de 47 ans connu de la police, dont le corps sans vie a été retrouvé jeudi à son domicile à Charleville-Mézières.

L’autopsie a mis en évidence « des traumatismes très sévères, sur le visage, au niveau cervical ayant obstrué ses voies aériennes », des « fractures des côtes » et « de très graves violences sexuelles », décrit le procureur, précisant que le sexe de la victime « avait été mutilé ». « Il n’était manifestement pas mort sur le coup » et une vidéo retrouvée « le montrait d’ailleurs agonisant tandis que son agresseur lui donnait de violents coups de pied au visage », souligne le magistrat.

Alcool, cocaïne et « C »

Selon les premiers éléments de l’enquête, les deux mis en cause et une adolescente sans abri de 17 ans ont rejoint la victime chez elle pour y passer la soirée de mercredi à jeudi. Ils y ont « consommé de l’alcool de façon massive, mais également de la cocaïne et du "C", mélange de cocaïne et d’ammoniac », détaille le procureur.

Selon l’adolescente, qui a été placée en garde à vue puis remise en liberté, la soirée aurait dérapé lorsque la victime « aurait proposé à la compagne du mis en cause d’avoir des relations sexuelles avec elle en échange de produits stupéfiants ». Cela aurait entraîné « un déchaînement de violences dépassant l’entendement » de la part des mis en examen, qui ont alors frappé la victime « à coups de pied, de ventilateur, de meubles tout en filmant la scène ». Avant de le « retourner […] pour lui faire subir des violences sexuelles ».