Après un été brûlant, le phénomène El Niño va s'installer, entraînant une fin d'année 2026 et une année 2027 particulièrement chaude
Après un mois de juin caniculaire et un mois de juillet très sec, le pays a fait face fin juillet à sa deuxième vague de chaleur officielle de la saison, avec des pointes allant jusqu’à 34,4 °C à Uccle.
Et le mercure grimpe à nouveau. Il faudrait que les deux dernières semaines d’août soient particulièrement fraîches pour faire chuter la moyenne et que l’été 2026 ne soit pas le plus chaud jamais vécu en Belgique.
Canicule : comment protéger les publics vulnérables et limiter au maximum les victimes des vagues de chaleur plus fréquentes à l’avenir ?Ca va encore chauffer
Cathy Clerbaux prédit que l’année 2026, et probablement 2027, sera exceptionnellement chaude avec le phénomène El Niño qui va s’ajouter. Il s’agit d’un phénomène naturel récurrent (tous les 3 à 7 ans) caractérisé par le déplacement de courants d’eau chaude dans l’océan Pacifique.
“El Niño perturbe les vents et les conditions météorologiques dans les régions concernées (inondations, sécheresses), mais surtout, il réchauffe les océans globalement, rendant ces années les plus chaudes. Actuellement, un phénomène El Niño est en cours d’installation et devrait atteindre son maximum fin 2026/début 2027, contribuant fortement au réchauffement global”, annonce la physicienne de l’ULB.
Météo VS Climat : "Au bord de la mer, on se baigne avec des vagues agitées, par contre la hausse du niveau de la mer, on ne la verra pas"L'été des mégafeux
Trois des quinze plus gros incendies européens des dix dernières années ont eu lieu en juillet 2026. Près de Madrid, un feu déclenché le 22 juillet a détruit près de 44.000 hectares, devenant le pire incendie récent en Espagne et le sixième plus important dans l'UE en dix ans, selon Effis. Près de Bordeaux, l'incendie actif depuis le 22 juillet, désormais stabilisé, a ravagé plus de 38.000 hectares : le plus grave en France depuis 1949, huitième au classement européen. Au total, la France a vu brûler environ 91.000 hectares depuis janvier, un record depuis 2006. En Espagne, les surfaces brûlées sont cinq fois supérieures à la moyenne des vingt années précédentes à la même période.
La météo nous captive, le climat pas beaucoup... Ces mécanismes psychologiques l’expliquentPour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.