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Après un été 2026 brûlant et déjà 4 canicules, faut-il s’attendre à l’« hiver du siècle » ? Les météorologues répondent

Un été qui bat tous les records, avec un mois de juin puis un mois de juillet désormais considérés comme les plus chauds depuis le début des relevés en 1945 : alors que la France sort tout juste de sa 4ème canicule, nombreux sont ceux qui sont encore durablement marqués.

Preuve en est : l’anxiété climatique n’a jamais été aussi élevée chez les Français, et l’été n’est pas encore terminé. Et si les plus pessimistes parlent déjà d’une nouvelle canicule qui pourrait

survenir à la mi-août, une question se pose alors que les

prévisions de l’automne commencent à se dévoiler : faut-il s’attendre à « l’hiver du siècle » ? Un hiver aux températures aussi extrêmes que cet été, marqué par un froid jamais vu et de la neige jusque dans les plaines ? On fait le point.

Un été brûlant puis un hiver glacial en 2026 ? Les météorologues font le point

Un célèbre dicton revient très souvent chez les plus vieux agriculteurs : il affirme que si « l’été est chaud et sec, l’hiver sera très neigeux et glacial ». Une affirmation qui, à première vue, peut sembler logique. Après tout, l’année 2026 pourrait être marquée par les extrêmes, autant l’été que l’hiver. Pourtant, ce n’est pas parce que les canicules se succèdent et que les températures sont invivables l’été que le grand froid va s’installer en hiver.

En effet, lorsque l’on aborde l’automne, le système météo repart de zéro avec de nouvelles dynamiques. Et ce qui dicte la météo en Europe l’hiver, ce sont les variations de pression au-dessus de l’océan Atlantique (l’Oscillation nord-atlantique). Comme l’explique tameteo.com, si ces pressions dirigent le vent depuis l’océan, l’hiver est doux et humide. Si elles bloquent les perturbations, de l’air froid peut s’installer. Cela n’a donc rien à voir avec l’été.

Plusieurs exemples dans le passé

Par le passé, d’ailleurs, plusieurs exemples ont démontré qu’une telle théorie ne fonctionnait pas. D’autant plus qu’avec le dérèglement climatique, les hivers ont tendance à être plus doux et humides que rudes et froids. En 2003, 2018 et 2019, trois années aux étés exceptionnels, l’hiver a été à l’inverse des croyances. Bien trop doux, « parfois sans gel notable et, dans certaines régions, presque sans neige », explique tameteo.com.

D’autant plus que lorsqu’un été est particulièrement chaud et sec, la terre perd toute son eau. Le sol, complètement asséché, met alors beaucoup de temps à se recharger, jusqu’à l’automne parfois, et peut influencer localement les températures ou les pluies des premiers mois de la saison froide. Il est donc encore trop tôt pour déterminer ce qui nous attend cet hiver.

Météo printemps hiver © shutterstock

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