Après la fausse alerte intrusion au lycée Bourdelle de Montauban, la colère des parents déjà confrontés à des alertes à la bombe factices : "On ne peut pas accepter la situation"
l'essentiel Une fausse alerte intrusion d'un ancien élève armé s'est répandue vendredi 4 septembre 2026 au cœur du lycée Bourdelle de Montauban, en Tarn-et-Garonne. Un très gros dispositif policier s'est déployé et les élèves ont été confinés dans les salles de classe pour rien. De quoi exaspérer les parents, dont certains se sont déplacés, inquiets, alors que l'établissement a été touché par une série de fausses alertes à la bombe lors des trois dernières années.
28 novembre et 22 décembre 2023, 9 février 2024, 20 janvier, 11, 23 puis 29 septembre 2025... En moins de trois ans, le lycée Antoine-Bourdelle de Montauban (Tarn-et-Garonne) a connu de multiples fausses alertes à la bombe paralysant les cours distillés aux élèves pendant tout ou partie de la journée.
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Le Directeur académique des services de l'Éducation nationale (Dasen), Cyril Le Normand, avait d'ailleurs laissé éclater sa colère en septembre 2025, après un énième événement non justifié à l'intérieur de l'établissement dirigé par la proviseure Marie-Thérèse De Oña.
"On fait déplacer les policiers pour rien"
Alors forcément, la nouvelle d'une fausse alerte intrusion d'un hypothétique ancien élève du lycée armé n'a pas du tout fait rire les autorités éducatives et civiles, vendredi 4 septembre 2026. Dans les coulisses, l'inquiétude de la première alerte pouvait laisser place à beaucoup de désarroi que ces canulars se reproduisent, mois après mois, rentrée après rentrée.
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Une mère de famille laissait exploser son exaspération devant les grilles de l'établissement. "On ne peut pas accepter la situation ! À chaque fois, on fait déplacer une quantité astronomique de policiers pour rien. Il y a des choses tellement plus importantes qu'ils ont à gérer que de s'occuper d'un canular. Il y a des gens qui ont besoin d'eux et pourtant, certains trouvent ça drôle de lancer de fausses alertes...", s'est-elle agacée.
"C'est un stress horrible"
Une autre maman d'élève avait, elle, les larmes aux yeux en arrivant au lycée, inquiète pour sa progéniture. Quand elle apprend que les recherches d'un perturbateur n'ont rien donné, des larmes coulent sur ses joues, symbole de la pression qui redescend. "C'est un stress horrible... Le problème, c'est que le jour où ce sera vrai, on risque de ne plus le croire...", dénonce-t-elle.
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Les élèves, confinés dans leur salle de classe depuis le milieu de matinée, ont pu sortir durant la pause méridienne. Sains et saufs, heureusement.