"Appelons les choses par leur nom, c'est une cyberattaque": en Bourgogne, une petite ville victime de près de 269.000 attaques infomatiques en une semaine

Image d'illustration pour cyberattaque - Photo par ROMAIN DOUCELIN / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
Le maire de Joigny, petite ville du département de l'Yonne, a révélé dans un message publié sur Facebook que sa collectivité a été la cible de 268.975 tentatives d'intrusion sur ses systèmes d'information ces sept derniers jours. La Russie se cache derrière la plupart d'entre elles.
Depuis une semaine, la ville de Joigny, dans l'Yonne (Bourgogne), est confrontée à une menace de taille. Comptant moins de 10.000 habitants, elle a été victime de près de 269.000 attaques informatiques en l'espace de sept jours, a indiqué son maire, Nicolas Soret, dans un message publié sur Facebook ce vendredi.
"268.795. C'est le nombre de tentatives d'intrusion sur nos systèmes d'information, subies par la Ville de Joigny et la Communauté de communes du Jovinien sur ces sept derniers jours", a-t-il écrit. "Appelons les choses par leur nom: c'est une cyberattaque, émanant de 97.376 adresses malveillantes, utilisées par 1.901 attaquants distincts", a-t-il ajouté, déplorant que la collectivité soit "la cible d'attaques automatisées permanentes".
Des attaques provenant principalement de la Russie
Ces tentatives d'intrusion sont majoritairement étrangères, a fait savoir Nicolas Soret., précisant que "l'essentiel" des serveurs (1.039) des attaquants a été localisé en Russie, "puis en plus petite proportion" à Taïwan et en Roumanie. "L'attaquant le plus acharné a lancé à lui seul 109.232 tentatives d'intrusion", a poursuivi le maire de Joigny.
Il assure néanmoins que les attaques ont été "détectées et bloquées par les défenses en place, sans interruption de service". "Aucun de nos équipements n'a été endommagé. Aucune donnée personnelle n'a été volée", a-t-il également affirmé, ajoutant avoir prévenu les autorités compétentes.
Le maire de Joigny se réjouit par ailleurs d'avoir équipé et préparé sa collectivité à repousser ces cyberattaques depuis quelques années. "Mais il faut avoir conscience que c'est devenu une situation quasi permanente", a-t-il souligné.
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