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Apologie du terrorisme : un Héraultais arrêté pour avoir publié sur TikTok des vidéos faisant la promotion du djihad et du terrorisme islamique

Interpellé le 17 septembre dernier, le mis en cause a comparu devant le tribunal judiciaire de Montpellier où il a demandé un délai pour préparer sa défense. Son procès a été renvoyé au 30 octobre. Dans l’attente, il a été placé sous contrôle judiciaire strict.

Un Héraultais âgé de 20 ans, né au Maroc mais ayant la double nationalité franco-marocaine, comparaissait dernièrement à l’audience des comparutions immédiates du tribunal judiciaire de Montpellier pour répondre du chef de prévention "d’apologie publique d’un acte de terrorisme commise au moyen d’un service de communication au public en ligne".

En l’espèce, le prévenu était accusé d’avoir republié sur son compte TikTok, entre le 6 mars et le 5 juillet 2026, des images et vidéos faisant la promotion du djihad et du terrorisme islamique, notamment Al-Qaïda et l’État islamique (Daech). Selon nos informations, des scènes de décapitation étaient également mises en avant sur sa page.

Délai pour préparer sa défense

Au vu de la gravité des accusations, le mis en cause, qui a été interpellé le 17 septembre dernier à son domicile après un voyage de deux mois au Maroc, a demandé un délai pour préparer sa défense. Le dossier n’a donc pas été étudié sur le fond. Seuls les éléments de personnalité ont été évoqués à l’audience.

"Malgré un casier vierge et, semble-t-il, aucune addiction, je requiers un mandat de dépôt à son encontre afin de garantir sa représentation et éviter toute réitération des faits", a indiqué la représentante du ministère public, Katell Le-Noe. Et de renchérir : "Il a reconnu adhérer à la charia et avoir diffusé ces images. L’enquête a également révélé qu’il avait utilisé la page de son petit frère ainsi qu’un VPN pour brouiller les pistes."

Republier des vidéos, dans sa tête, ce n’était pas constitutif d’une infraction

Des réquisitions qui ont fait bondir Maître Johan Helies : "Mon client est très croyant. Republier des vidéos, dans sa tête, ce n’était pas constitutif d’une infraction. Demandez-lui son passeport et interdisez-lui de sortir du territoire mais ne le mettez pas en prison. Il n’a rien à y faire. Il est inconnu de la justice."

Le procès a finalement été renvoyé, de droit, au 30 octobre prochain. Dans l’attente, le jeune homme a été remis en liberté sous contrôle judiciaire strict. Il a été contraint de remettre son passeport aux autorités avec interdiction de quitter le territoire national. Il a, en outre, l’obligation de pointer une fois par semaine à la brigade de gendarmerie de Gignac et de répondre aux convocations du Service pénitentiaire d’insertion et de probation (Spip) de l’Hérault. Enfin, il a interdiction de se rendre sur les réseaux sociaux.