Angèle, d'Instagram à Bercy
Le 23 octobre 2017 sort "La loi de Murphy", un titre qui devient vite viral sur les réseaux sociaux. Un mois et demi plus tard, la voilà seule devant son piano aux Bars en Trans à Rennes. Les fans font la queue, et Angèle y donne ses premières interviews, notamment à notre micro.
Par Matthieu Culleron Publié le vendredi 16 octobre 2026 à 06:00
À l'époque, la chanteuse belge s'étonne elle-même de son succès fulgurant. "C'est génial, c'est très flatteur ! Après, ça fait un peu peur parce qu'on a toujours peur de se faire avoir, peur de faire les mauvais choix, mais au final je m'entoure bien et je suis quelqu'un de sain d'esprit. Donc j'ai plutôt tendance à aller vers les gens que je sens, et pour l'instant ça fonctionne très bien comme ça !"
"La mère m'a dit : 'c'est quoi que t'aimes le plus faire ?' J'ai dit le piano."
"Le jour où je me suis retrouvée à écrire cette chanson, j'avais une idée claire en tête de ce que je voulais et ça s'est un peu fait tout seul", raconte-t-elle alors. "Et il y avait les vidéos Instagram que je faisais qui ont aidé, des petites vidéos où je faisais des reprises, tout en mettant un peu d'humour, de légèreté. Comme ça m'amusait, et que je sentais que ça amusait les gens, j'avais envie de faire ça dans des chansons Je n'étais pas chanteuse avant d'avoir mon compte Instagram !"
La musique et l'humour, une tradition familiale pour Angèle, avec un père chanteur et musicien et une mère comédienne et humoriste. Très vite, ils poussent leur fille à suivre des études classiques de piano. "À ce moment-là, Roméo [Elvis, son frère, NDLR] ne faisait pas vraiment encore du rap. Enfin, il en faisait, mais on n'était pas au courant ! J'avais moins de rébellion en moi que Roméo, donc j'étais plus à la maison, quand lui était à l'internat. J'ai suivi des cours de piano toute mon enfance, puis j'ai fait une école de jazz, puis j'ai accompagné mon père sur scène en tant que clavieriste... Donc le chemin s'est fait différemment, mais au final, quand j'ai fini l'école, ce n'était pas ma première idée, de faire de la musique. C'est ma mère qui m'a dit : 'c'est quoi que t'aimes le plus faire ?' J'ai dit le piano, elle m'a dit 'commence par ça'. Et c'était un bon commencement."
" Le métier de chanteuse, c'est surtout pour la scène que je le fais"
Avant ses premiers concerts, Angèle fait ses armes sur scène en première partie du rappeur Damso. Une expérience parfois difficile, mais qui a clairement formé la chanteuse belge. "C'était mentalement parfois compliqué, parce que ça me stressait. C'était très bien reçu, parfois moins, mais après ça reste une première partie, c'est toujours compliqué ! Là, il y avait une difficulté supplémentaire, mais Damso m'a tellement donné de la force, que ce soit à travers les réseaux sociaux ou ses conseils... Il a été très très bienveillant. Le métier de chanteuse, c'est surtout pour la scène que je le fais."
L'avenir pour Angèle, ce sera un succès à la rapidité exceptionnelle : devenue virale sur Instagram, elle sortira son premier album "Brol" moins d'un an plus tard. Il se vendra à plus de 1,5 million d'exemplaires.