Anderlecht affiche de grandes ambitions en Pro League malgré son 7 sur 15, voici le classement qui satisferait l'appétit d'Antoine Sibierski
Le travail ne s'arrête pas au mercato pour Antoine Sibierski. Sa fonction comprend le travail d'ensemble de la section sportive du projet. La phase 2 du projet est lancée avec des objectifs à la hauteur de son mercato : XXL.
Vitor Bruno vous donne-t-il satisfaction jusqu'à présent ?
Je suis pleinement satisfait du coach et du staff. Vitor me montre ce que j'avais perçu en le rencontrant plusieurs heures. Mon indicateur, c'est la façon dont tous les joueurs s'entraînent. Cela travaille très fort et très bien. Je vois de la rigueur et de la discipline.
Antoine Sibierski fait le bilan du mercato mouvementé d'Anderlecht : "Si on fait onze recrues chaque année, c'est que je bosse mal"Et, malgré tout, il n'a pris que sept points sur quinze en championnat…
Je suis un éternel insatisfait et donc sept sur quinze, cela ne me va pas. Mais il faut prendre en compte les circonstances actuelles. Le contexte n'était pas favorable à être performant en Europa League et en championnat. À choisir, je voulais être qualifié pour l'Europa League. On l'a peut-être fait en délaissant inconsciemment le championnat.
L'ami producteur d'Erling Haaland mis à la porte par Liverpool, qui est Thelo Aasgaard, la nouvelle recrue d'Anderlecht ?Vivrez-vous une première crise si vous ne gagnez pas à Malines vendredi ?
Je ne suis pas inquiet pour le moment mais il est évident qu'on doit gagner le match de vendredi. Aujourd'hui, je peux accepter de gagner des matchs sans bien jouer au ballon. Dans un deuxième temps, il faudra faire beaucoup mieux.
guillementLe top 3 est notre objectif.
Le top 4 c'est le minimum pour considérer la saison comme réussie ?
Je dirais même le top 3.
Êtes-vous inquiet de n'avoir marqué que trois buts en cinq matchs ?
Non car avec la même équipe on en marque quatorze en six matchs d'Europe. Est-ce qu'on doit reprocher à Bentayeb sa tête plongeante face à Genk ? Il fait le bon geste, je la voyais au fond.
guillementSur le contenu, la différence avec l'Union n'était pas grande.
Après la défaite face à l'Union, vous êtes-vous dit que vous n'étiez pas aussi avancés que ce que vous le souhaitiez ?
Celui qui n'a pas vu le match et regarde le résultat se dira qu'Anderlecht n'y était pas. Mais, en toute objectivité, sur le contenu, je n'ai pas vu une grande différence.
Qui est Ilias Koutsoupias, surnommé en Italie le Marschisio grec et nouveau milieu de terrain d'Anderlecht ?Il y avait quand même une différence de niveau, vous avez pris l'eau au milieu de terrain…
Ils ont des joueurs qui sont là depuis plus longtemps. Ils ont un système qui roule et qui n'est pas déstabilisé parce qu'un joueur sort et un autre entre. Ils ont une stabilité vers laquelle on tend. Dans ce match-là, ils avaient plus de muscle que nous. C'est la plus grande différence. Je suis revenu déçu du derby mais je n'ai pas ressenti de colère. L'investissement des joueurs était là.
En fin de saison passée, j'ai vu des choses qui sont impossibles à haut niveau.
Vous étiez en tout cas plus rassurés qu'après le 5-1 en clôture de la saison dernière…
Oui. Et pas qu'en raison du match. Que ce soit la veille, durant la préparation, le jour même et pendant le match. J'ai vu des choses qui sont impossibles à haut niveau.
Ce match a servi de déclic ?
Cela a été une accumulation de choses. J'ai compris pourquoi Anderlecht n'était pas dans le cadre de ce qui se fait au plus haut niveau. Le club a eu le mérite de terminer à la quatrième place et de se qualifier pour les tours préliminaires de l'Europa League. C'était un moindre mal.
Vous attendez-vous à beaucoup de rotations vu la taille de l'effectif ?
Le coach est évalué sur ses 11 de départ. C'est sa responsabilité et je n'interviens jamais là-dessus. Il a un groupe plus large et, à mon sens, plus qualitatif et compétitif. C'est normal pour Anderlecht qu'il y ait de la concurrence. Je ne vais pas m'en plaindre.
guillementL'équipe est plus compétitive que la saison passée.
Votre équipe est-elle plus compétitive que la saison passée ?
Oui (sans hésiter. Il laisse un blanc).
Êtes-vous du genre à prendre le pouls dans le vestiaire ?
Je me promène. Sur le banc, je n'interviens pas. J'y suis pour percevoir les choses différemment qu'en tribune.
Vous aimez aussi savoir ce que le coach dit ?
Si je dois m'inquiéter de cela maintenant, c'est que j'ai mal fait mon job car j'ai perçu les choses quand j'ai passé deux fois cinq heures avec lui avant de le signer.
De Kimpembe au smartphone de Saliba et 54 millions de ventes : voici les dessous du mercato de folie signé Antoine SibierskiÊtes-vous du style à gueuler à la mi-temps dans le vestiaire ?
Non. Je ne l'ai jamais fait ici. Mais je l'ai déjà fait par le passé à un entraînement car je sentais que l'implication, le dévouement, le niveau et le respect du club n'étaient pas suffisants. Je peux alors réunir les joueurs, manifester mon mécontentement et leur dire que c'est la première et dernière fois. Quand on s'écarte de cette sincérité qu'on se doit d'avoir dans un club, là ça me pique. Les exigences du haut niveau sont non négociables au quotidien. C'est facile de les avoir une semaine ou un mois. Mais c'est difficile de les avoir sur dix ou onze mois. Je suis garant de ça.
Pourquoi avez-vous été à Lommel-Bruges et Standard-Antwerp ?
J'étais aussi au match des Futures contre Genk. C'est plus important que les autres matchs. J'ai besoin de ressentir en live ce qu'il y a sur les bancs, les systèmes de jeu, les types de profils utilisés. C'est mon curseur par rapport à l'exigence que j'ai ici. Je dois comprendre jusqu'où je dois emmener mon équipe pour être aussi bon que mes concurrents et même meilleur. Je devais aussi sentir l'ambiance dans d'autres stades. Je suis à cheval sur la préparation d'avant match. Avant le déplacement au PAOK, le staff a recréé l'ambiance avec des baffles. Puis ça me permet aussi de découvrir des joueurs. Je n'ai pas recruté de joueur belge mais j'en ai contacté trois. J'ai à cœur de voir des joueurs belges dans mon groupe. Encore plus que maintenant.
Vous parlez des Futures. Des joueurs comme Nga Kana ou Onia Seke vont-ils aller les aider ?
Ce n'est pas anormal qu'un Nga Kana ou Ojea joue en Futures pour qu'ils jouent 90 minutes. Et moi ça me permettra aussi de voir leur approche psychologique. Ils ont une responsabilité chez les Futures. Ils doivent assumer leur statut et prendre l'équipe à bras-le-corps.
"Il était parfois trop travailleur" : Roméo Amane, le nouveau milieu de terrain d'Anderlecht, est considéré comme un talent du championnat autrichienAnderlecht est-il capable de se battre avec Bruges dès cette saison ?
Je me dois d'avoir l'ambition et la volonté de les titiller. On peut voir cela comme de l'arrogance. Mais saine, positive. Ce n'est pas être irréaliste. Je reste réaliste mais je dois tirer vers le haut. J'ai toujours été comme ça. Et si on fait tout pour y arriver, je n'aurai aucun regret, peu importe le résultat. Si on n'a pas l'ambition de jouer le maximum possible à tous les niveaux, on n'est pas Anderlecht.
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