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ANALYSE. Tour de France 2026 : Kuss casse, Carapaz repasse et Pogacar accompagne son "petit Toro" sur le podium ! La 20e étape, une histoire d'équipiers et de lieutenants magnifiques

l'essentiel Paul Seixas n’a pu arracher la place sur le podium et celle de meilleur jeune lors de la 20e étape entre Le Bourg-d'Oisans et l'Alpe-d'Huez, ce samedi 25 juillet. Del Toro, bichonné par un équipier nommé… Pogacar, a pris ses distances.

Une histoire d’équipiers, de lieutenants magnifiques. Une histoire perdue pour Bruno Armirail, à la barre au saut du lit afin de poser les fondations d’une victoire de Sepp Kuss. Gagnée pour… Tadej Pogacar qui a fait une croix sur un sixième succès d’étape, forcément à sa portée, pour accompagner son "petit Toro" jusque sur le podium, tout de blanc emmailloté.

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Une histoire bizarre pour ceux de Paul Seixas, Matthew Riccitello et Nicolas Prodhomme, qui ont fait exploser le jeune Français dans la dernière ascension du mois, le col de Sarenne, qui mène lui aussi à l’Alpe d’Huez ! Pas de troisième place pour le prodige lyonnais, pas de succès au classement des jeunes, mais un Tour remarquable presque jusqu’au bout mais qu’importe.

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Il a passé l’avant-dernière ligne d’arrivée déçu du résultat et devancé par les deux Lidl-Trek qu’il a longtemps remorqués (Ayuso redescendu de l’échappée et Skjelmose). Il goûtera sa performance un peu plus tard. Ces trois premières semaines de Grand Tour, à 19 ans, sont riches d’une montagne de promesses entrevues depuis des années mais confirmées "pour de vrai".

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Les shows Pedersen

Cette journée, la plus difficile de l’histoire selon Christian Prudhomme, trop sans doute pour tous ces corps ruinés de fatigue et pressés de voir Paris, s’est éveillée sur un nouvel exploit de Mads Pedersen. Le Danois a manqué l’échappée (celle d’Armirail, des Visma, d’Hindley, Arensmann, Jegat et encore Johannessen et encore Clément Braz Afonso) mais il est revenu en haut de… la Croix-de-Fer, seul avec en tête le sprint intermédiaire de Saint-Julien-Mont-Denis, qu’il a brillamment enlevé, éliminant les éventuels maux de tête liés aux calculs de points à Paris. Le maillot vert est à lui après les deux de la Vuelta (2022, 2025) et celui du Giro (2025). Rappelons qu’il a aussi gagné une étape en passant, à Foix lors de la première semaine.

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L’autre match annexe concernait le maillot à pois, tout aussi prestigieux, et Valentin Paret-Peintre, parti à l’avant lui aussi, a vite compris qu’il ne pourrait rien contre Richie Carapaz qui a fait le plein à chaque sommet avant de s’occuper de sa deuxième victoire d’étape. Par-delà le Télégraphe et le Galibier, les meilleurs se sont isolés. Carapaz bien sûr, qui a bénéficié d’un énorme travail de Ben Healy, Sepp Kuss, Jay Hindley. Payant sans doute sa généreuse cueillette, l’Équatorien a dû se résoudre à voir filer l’Américain d’Andorre (une petite vingtaine de secondes d’avance au sommet de Sarenne).

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Mais le bouquet était livré un peu plus loin, à l’Alpe d’Huez, dont on rejoint les derniers lacets par une… descente. Dans son empressement, Kuss, qui avait déjà laissé un bout de dent en chemin, s’est raté à la sortie du tunnel, sur la droite. Il est reparti, très vite, avant de retomber, sur la gauche cette fois. La deuxième pelle aurait pu être dramatique, le vainqueur de la Vuelta 2023 a fini sur un muret et n’a pas basculé dans le vide grâce à un filet protecteur !

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Carapaz a vu fin de la scène et a filé, laissant son adversaire méditer sur les mystères de l’art de bien descendre à bicyclette, indispensable ouvrage à ceux qui veulent exister sur les sommets.
Kuss a même vu rappliquer Evenepoel, tout fringant dans la station de l’Oisans et lui a « laissé » la deuxième place du jour.

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À quelques secondes, enlacés, Pogacar et son "petit" passaient le portique, rayonnants. Toutes missions accomplies. Pas loin, Lenny Martinez, toujours là, validait sa place de cinquième et deuxième Français (le troisième, Jordan Jegat est également top 10). Son grand-père, Mariano, n’avait pu faire mieux que sixième en 1972. Et la foule a enfin pu applaudir son "Paulo", héros de demain et déjà d’aujourd’hui.