Alpes 2030 : Edgar Grospiron démissionne de la présidence du comité d'organisation des Jeux d'hiver - ICI
Publié le jeudi 10 septembre 2026 à 17h53 Mis à jour le jeudi 10 septembre 2026 à 20h53
C’est la fin d’un psychodrame au sein du comité d’organisation des JO d’hiver 2030 dans les Alpes. Edgar Grospiron, le président du Cojop, a démissionné lors d’un bureau exécutif, ce jeudi. Nommé il y a un an et demi, il avait accumulé les embûches et son départ était devenu inéluctable.
Après des mois de crise interne, le comité d'organisation a annoncé la démission du président Edgar Grospiron ce jeudi lors de son dernier bureau exécutif. Après un an et demi à la tête du COJOP (Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques 2030 dans les Alpes), c’est lors d'une visio que l’ex-champion olympique de ski de bosses a annoncé sa démission du comité d'organisation, plombé par une grave crise de gouvernance. "Les conditions ne sont plus réunies pour continuer cette aventure" a déclaré Edgar Grospiron.
"Sa décision de quitter la présidence s'inscrit dans une transition choisie, organisée et assumée, dans l'intérêt du projet et de sa gouvernance. Elle traduit une volonté partagée avec les parties prenantes de permettre à l'organisation d'entrer rapidement dans cette nouvelle phase opérationnelle", indique l'instance dans un communiqué.
Le Comité international olympique (CIO) a de son côté indiqué avoir pris "acte" de "la décision d'Edgar Grospiron de démissionner" de la présidence comité d'organisation des JO-2030, estimant dans un communiqué qu'il avait posé des "bases solides" pour le projet. "Les fondamentaux économiques du projet sont solides" et "le projet bénéficie également de l'élaboration d'un plan directeur des sites robuste", a salué l'instance basée à Lausanne.
Succéder à Tony Estanguet
Devenu en février 2025, le visage du plus grand évènement des sports d’hiver, son éviction semblait depuis de plus en plus certaine tant il a accumulé les embûches et soulevé d'oppositions contre lui. Dèjà, dès sa nomination, le gant s'avérait difficile à relever. Succéder à un Tony Estanguet, érigé au rang de demi-dieu après le succès des Jeux de Paris, n'est pas chose facile. Être nommé après que Martin Fourcade ait jeté l'éponge, ajoutait encore au défi. Et après ce départ sous de mauvais augures, tout est allé de mal en pis.
Faute sur faute
De ses premières décisions dans les nominations aux postes-clés ou dans les choix des sites olympiques longtemps (trop longtemps) incertains, ou dans son train de vie comme président, le président du Cojop a accumulé les fautes. Au fur et à mesure, l’obstination du patron, son incapacité à écouter, sont devenues insoutenables. Au point que les démissions – y compris de cadres - se sont enchaînées ces derniers mois.
Enfin, au début de l'été, un audit sur le climat social au sein du comité a été lancé. Edgar Grospiron espérait reprendre la main au dernier comité d'organisation, fin juillet, c'est raté. L'ex-champion olympique de ski de bosses de 1992 est devenu un boulet dont il faut se débarrasser. À moins de trois ans et demi des futurs Jeux d'hiver en France, cela semblait la seule décision capable de sauver ces Jeux, sans qu'il n’y ait, pour l’instant, aucun nouveau nom à inscrire sur la liste de départ.
Une assemblée générale extraordinaire se tiendra le 14 septembre 2026 pour "organiser l’intérim" dit encore le communiqué, "jusqu’à la désignation prochaine d’une ou d’un nouveau président pour les Jeux olympiques et Paralympiques d’hiver Alpes 2030". "Il n'y a aucune inquiétude pour la suite" assure la ministre des Sports, Marina Ferrari. "Le dossier est sur de bons rails aujourd'hui et nous rentrons dans une phase opérationnelle", a déclaré la ministre à la sortie de la réunion des parties prenantes d'Alpes 2030, jeudi après-midi. "Le dossier continue d'avancer. Nos équipes sont mobilisées, au travail. Comme nous l'avons toujours été par le passé, nous sommes confiants sur l'avenir du dossier pour les Alpes-2030".
- Jeux olympiques et paralympiques d'hiver 2030
- Edgar Grospiron
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