Affaire Jubillar : de nouvelles fouilles menées dans le Tarn pour retrouver d’autres ossements de Delphine Aussaguel, deux jours avant la reconstitution du meurtre
Des fouilles ont repris mercredi 30 septembre à Mailhoc, dans le Tarn, pour retrouver d’autres ossements de Delphine Aussaguel, tuée par son mari Cédric Jubillar en décembre 2020. Ces recherches s’inscrivent dans le cadre du supplément d’information avant son procès en appel.
Des fouilles ont repris ce mercredi 30 septembre matin sur le secteur de Mailhoc (Tarn) pour tenter de retrouver d’autres ossements de Delphine Aussaguel, que son mari Cédric Jubillar a avoué avoir tué en décembre 2020.
Les fouilles sont menées dans certains champs dans le cadre du supplément d’information en cours auprès de la cour d’assises de la Haute-Garonne, où Cédric Jubillar sera jugé en appel début mai pour le meurtre de sa femme, précise la gendarmerie nationale.
C’est dans un champ de Mailhoc désigné par l’accusé lors de ses aveux et situé à une dizaine de kilomètres du domicile familial que des premiers ossements du bas du corps de Delphine Aussaguel ont été retrouvés à l’occasion de premières fouilles menées en juillet.
Deux escadrons de gendarmerie mobile sont mobilisés, ainsi qu’une trentaine de gendarmes du Tarn et une dizaine de militaires de la section de recherches de Toulouse et de l’Unité nationale de police judiciaire (UNPJ) de la gendarmerie nationale, indique Franceinfo.
"Essayer de retrouver peut-être d’autres éléments du corps"
Pour les besoins d’une reconstitution du crime, prévue vendredi, des monticules de terreau ont été déposés sur la parcelle à proximité des arbres qui bordent l’un des côtés, alors qu’un ruban de signalisation rouge et blanc, accroché à des barrières, délimite l’endroit, a constaté mardi un journaliste de l’AFP.
Après cinq ans de déni et une condamnation à 30 ans de réclusion criminelle en octobre 2025, le peintre-plaquiste, incarcéré à Seysses, a avoué avoir tué son épouse, infirmière de 33 ans, par étranglement, à leur domicile de Cagnac-les-Mines dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.
Lors d’un entretien à l’AFP, la première présidente de la cour d’appel de Toulouse, Chantal Ferreira, a souhaité que de nouvelles recherches soient menées "pour essayer de retrouver peut-être d’autres éléments du corps […] J’aimerais avoir trouvé le crâne […] Il peut y avoir sur le crâne des marques" susceptibles de "consolider le dossier sur les causes de la mort".
Ayant fait appel de sa condamnation, Cédric Jubillar sera jugé une nouvelle fois, du 30 avril au 14 mai 2027 à Toulouse.