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Affaire Émile au Vernet : les analyses ADN ne donnent rien, la piste intrafamiliale toujours étudiée par la justice

Trois ans après la disparition du petit Émile, le mystère demeure au Vernet, dans les Alpes-de-Haute-Provence. L'enfant avait disparu en juillet 2023 alors qu'il séjournait chez ses grands-parents. Après des mois de recherches, ses ossements avaient finalement été découverts en mars 2024. Depuis, les investigations se poursuivent pour tenter de comprendre précisément ce qui lui est arrivé et déterminer si une tierce personne a joué un rôle dans sa mort.

Une nouvelle série d'analyses était particulièrement attendue par les enquêteurs. Pas moins de 106 prélèvements ADN avaient été réalisés afin de les comparer à des traces génétiques étrangères au cercle familial retrouvées sur les vêtements de l'enfant. Les résultats sont désormais connus, mais ils ne permettent pas d'identifier leur origine. Aucun des profils prélevés ne correspond à ces traces. L'enquête se poursuit donc sans que cette opération permette, à ce stade, de résoudre l'énigme.

Mort du petit Émile : 106 prélèvements ADN sans correspondance

Ces analyses constituaient une nouvelle tentative pour mettre un nom sur les ADN inconnus isolés au cours des investigations. L'absence de correspondance n'établit donc pas l'identité de la ou des personnes ayant laissé ces traces sur les vêtements d'Émile. D'autres éléments matériels avaient également été étudiés au cours de l'enquête. Des traces de puces de volailles, des excréments de chauves-souris ainsi que des fragments de ficelle agricole avaient notamment été relevés sur ses vêtements.

Malgré ces résultats ADN, les investigations sont loin d'être closes et les enquêteurs continuent d'explorer différentes hypothèses. Une source proche du dossier assure à BFMTV que "la piste intrafamiliale est toujours sur la table". Elle insiste également sur le fait que les recherches se poursuivent activement : "Il y a encore des investigations en cours, le dossier n'est pas froid. Ce n'est pas terminé." À ce stade, cette piste reste donc une hypothèse de travail et aucune responsabilité d'un membre de la famille ne peut en être déduite.

Un accident avec un cheval évoqué

Parmi les scénarios publiquement évoqués figure aussi celui d'un accident impliquant un cheval. Chez Nice Matin, on s'intéresse à cette possibilité. La journaliste Peggy Poletto étudie la question dans son livre Émile Soleil Le silence et le bruit, paru le 27 août. Elle rappelle notamment que Philippe Vedovini, le grand-père d'Émile, avait aménagé un enclos destiné aux chevaux et qu'une remorque utilisée pour leur transport avait été saisie au cours de l'enquête. Les analyses médico-légales ont par ailleurs mis en évidence un violent traumatisme facial chez l'enfant.

Peggy Poletto envisage ainsi la possibilité d'un coup de sabot accidentel, auquel aurait pu succéder une réaction de panique. "Et peut-être, ensuite, la panique de quelqu’un qui ne sait que faire", écrit-elle. Ce scénario n'a cependant pas été confirmé par les enquêteurs et doit rester présenté comme une hypothèse. Entre les traces ADN toujours non identifiées, les différents éléments matériels expertisés et les pistes encore examinées par la justice, une question essentielle reste donc sans réponse trois ans après la disparition d'Émile : quelles circonstances ont conduit à la mort du petit garçon ?

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