Affaire du hublot brisé dans des circonstances dramatiques: Ryanair estime que le passager n'a pas été aspiré à l'extérieur de l'avion
Si la compagnie aérienne reconnaît un phénomène d'aspiration, elle estime que la ceinture de sécurité du passager l'a maintenu sur son siège.
L'affaire a fait grand bruit en juillet dernier. Un avion exploité par Malta Air, une filiale de Ryanair, effectuait une liaison entre Thessalonique et Memmingen, en Allemagne. Peu après le décollage, des passagers ont entendu "une sorte d'explosion", suivie d'une décompression brutale de la cabine. Les masques à oxygène se sont immédiatement déployés.
L'incident a failli tourner au drame. Le passager serbe Ljubisa Karović aurait été partiellement aspiré à travers l'ouverture, sa tête et son épaule droite se retrouvant à l'extérieur de l'avion. "Heureusement, il n'avait pas retiré sa ceinture de sécurité", a raconté une passagère à une radio locale. Son épouse, Svetlana Grković Maksimović, a expliqué à la BBC Serbie qu'elle et deux autres voyageurs se sont agrippés à ses jambes pendant plusieurs minutes pour le maintenir à bord.
Ryanair avait alors confirmé qu'un hublot passager s'était détaché en vol, contraignant l'équipage à faire demi-tour et à effectuer un atterrissage d'urgence à Thessalonique. Selon les premiers éléments d'enquête, un fragment provenant du moteur aurait percuté le hublot, provoquant sa rupture.
Enquête en cours
Mais aujourd'hui, la compagnie low cost remet en cause le déroulé des faits. Le PDG Michael O’Leary estime que le passager n'a pas été aspiré à l'extérieur de l'avion.
"Nous ne pensons pas qu’une partie de son corps soit passée par la fenêtre, mais il a certainement été aspiré vers celle-ci dans des circonstances très dramatiques", a-t-il déclaré lors de l'assemblée générale de l'entreprise. Si la compagnie aérienne reconnaît donc un phénomène d'aspiration, elle estime que la ceinture de sécurité du passager l'a maintenu sur son siège.
Pourtant, l'épouse du passager a souligné que le visage de son mari "était complètement déformé et du sang coulait de son nez et de sa bouche", ce qui tendrait à démontrer qu'une partie de son corps est bien passée à l'extérieur de la cabine.
Ryanair dit désormais attendre les résultats définitifs de l’enquête menée par le National Transportation Safety Board (NTSB) américain, aux côtés de Boeing et du motoriste.
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