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Affaire des viols "libertins" en Gironde : que cache Wyylde, le réseau social où le principal suspect recrutait des hommes pour "des soirées spermiques" sur ses compagnes ?

l'essentiel Pendant plus de 20 ans, Christophe B. aurait forcé six de ses compagnes successives à subir ce qui s’apparente à des viols collectifs. Selon une enquête du "Monde", le Girondin recrutait des hommes sur le réseau libertin "Wyylde", dont certains sont également mis en examen.

Avec sept millions d'inscrits et 700 000 visites par jour, la plateforme libertine Wyylde est au cœur d'une affaire dite des viols "libertins". En juillet 2026, 19 hommes étaient mis en examen dans le cadre de cette enquête démarrée en Gironde concernant des viols collectifs filmés dans le milieu libertin. La première plaignante avait dénoncé les agissements de Christophe B., son ex-compagnon, dans sa maison à Reignac, en 2023.

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Christophe B., poursuivi avec 18 autres individus pour "viols avec torture ou acte de barbarie", recrutait des hommes sur Wyylde pour avoir des relations sexuelles avec ses compagnes, révèle une enquête du Monde. Plus qu'un simple site de rencontres inclusif, les enquêteurs s'intéressent désormais au rôle qu'a pu jouer cet espace numérique dans l'organisation des faits.

"La question du consentement" largement survolée ?

Créé au début des années 2000 sous le nom de Netechangisme, Wyylde est rapidement devenu l'un des sites les plus fréquentés en France où chaque membre peut créer un profil, converser par messagerie, publier des photos, des vidéos et... diffuser des directs. Ce sont ces "lives" qui intriguent plus particulièrement les enquêteurs. Car sous le pseudonyme "Prêteur33", Christophe B. publiait des annonces invitant d'autres utilisateurs à participer à des rapports sexuels avec ses compagnes. Il aurait notamment fait la promotion d'une "soirée spermique" organisée à son domicile et diffusé en direct certaines de ces rencontres.

Le dossier des viols "libertins" de Gironde n'est pas un cas isolé sur la plateforme, où pullulent de nombreuses scènes de violences sexuelles. Les femmes sont généralement vues comme des "défouloirs sexuels" écrivent nos confrères et il n'est pas rare de voir des larmes couler sur les joues de certaines d'entre elles.

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D'anciennes salariées de la plateforme indiquent au Monde que "la question du consentement" n'est pas "un sujet" chez Wyylde. L'une d'entre elles a été confrontée "à des images pédocriminelles dégueulasses, des conversations qui donnent envie de vomir, comme cet homme qui disait : 'Ma fille vierge de 14 ans, je te l'offre'".

Toutes décrivent une modération jugée insuffisante face au volume des contenus publiés. Le quotidien rapporte également que plusieurs femmes auraient contacté directement le service client pour dénoncer des viols. Ces signalements étaient ensuite transmis aux autorités, mais les anciennes salariées estiment que l'entreprise ne menait pas d'investigations complémentaires.

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"Tolérance zéro" assure la société exploitante

Sollicitée par Le Monde, la société Koala Interactive, qui exploite Wyylde, affirme condamner "avec la plus grande fermeté toute forme de violence sexuelle" et assure appliquer une politique de "tolérance zéro" envers les contenus non consentis. Wyylde reconnaît néanmoins que la modération représente "un défi permanent" et affirme avoir renforcé ses procédures et ses outils au fil des années.

Placée malgré elle sous les projecteurs avec l'affaire des viols en Gironde, la plateforme continue de jouir d'une belle publicité dans des abribus ou sur les murs du métro parisien.