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États-Unis: le hashtag #IAmJaneDoe enflamme les réseaux sociaux

Publié3. octobre 2026, 20:38

États-UnisAffaire Cornell: «C'est moi. Je suis Jane Doe»

Un commentateur politique propose de révéler l'identité de la victime anonyme d'un viol collectif présumé à l'uni de Cornell. Des milliers d'internautes ripostent.

Agence France-Presse

Sur les réseaux sociaux, des milliers de femmes affirment être la victime d'un viol collectif survenu en 2024 à l'université Cornell, aux États-Unis, pour cacher son identité.

Sur les réseaux sociaux, des milliers de femmes affirment être la victime d'un viol collectif survenu en 2024 à l'université Cornell, aux États-Unis, pour cacher son identité.Collage/Capture d'écran X/TikTok

Des milliers d’internautes américains ont affirmé sur les réseaux sociaux être la plaignante anonyme dans l’affaire de viol collectif présumé à l’université Cornell (États-Unis), afin de protéger son identité, menacée par un commentateur politique.

Des messages de soutien portant le hashtag #IAmJaneDoe («Je suis Jane Doe») – du nom utilisé dans le système judiciaire aux États-Unis pour les femmes à l’identité inconnue – ont essaimé sur TikTok, X et Instagram depuis que Michael Tracey a proposé de révéler publiquement l’identité de la plaignante, expliquant vouloir «évaluer la véracité de ses dires ainsi que de ceux de ses avocats».

En affirmant collectivement être la victime, les internautes souhaitent rendre impossible son identification et ainsi défendre le droit des victimes d’agressions sexuelles à conserver l’anonymat.

«Il essaie de révéler son identité. Nous ne le laisserons pas faire. Je suis Jane Doe», affirme une créatrice de contenu dans une vidéo TikTok devenue virale. «C’est moi. Je suis Jane Doe», affirme une autre utilisatrice sur Instagram, dans une vidéo vue plus de 4 millions de fois.

À Cornell, les faits présumés se sont produits en octobre 2024. La plaignante, alors âgée de 20 ans et étudiante en deuxième année, affirme avoir été droguée et violée par sept membres de la fraternité masculine Chi Phi.

Un nouveau #MeToo?

L’indignation a rapidement dépassé la seule affaire Cornell, réactivant le débat sur les violences sexuelles sur les campus américains, de la culture des fraternités qui les encourage aux réponses fréquemment jugées insuffisantes.

Cette vague de soutien en ligne est comparée par certains médias américains au mouvement #MeToo de 2017, lorsque des millions de femmes ont raconté sur les réseaux sociaux les agressions ou le harcèlement qu’elles avaient subis, après les révélations visant le producteur hollywoodien Harvey Weinstein.

Vendredi, la gouverneure de l’État de New York, où se trouve l'université Cornell, a promis de réformer une loi controversée qui rend plus difficile la reconnaissance d’un viol lorsque la victime avait consommé volontairement de l’alcool ou des stupéfiants. Être ivre ou sous l’emprise de drogues après une consommation volontaire «ne donne pas licence pour une agression sexuelle ou un viol en réunion», a-t-elle déclaré.

Victime ou témoin d’une agression sexuelle?

  • Police: 117
  • Violencequefaire (anonyme et gratuit, réponse dans les 3 jours)
  • Aide aux victimes LAVI ou 142 (numéro gratuit et confidentiel)
  • Sophia, assistant numérique basé sur l’IA destiné aux victimes de violences domestiques. Disponible en 96 langues et dans 195 pays.

Et pour les jeunes:

  • Ciao.ch (11-20 ans, réponse dans les 2 jours)
  • On t'écoute (18-25 ans, réponse dans les deux jours)
  • Pro Juventute: 147 (24/7)
  • Patouch: 0800 800 140
  • Aide aux victimes : 142 (numéro gratuit et confidentiel)

Agence France-Presse

L’Agence France‑Presse (AFP) est une agence mondiale d’information. C'est l'une des sources d’information internationale que 20 minutes utilise.

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