Affaire Cédric Jubillar : après ses aveux, une audition très discrète avant la reconstitution du 2 octobre
l'essentiel Cédric Jubillar a été entendu, ce vendredi, par une nouvelle juge d'instruction, au palais de justice de Toulouse. Deux mois après avoir reconnu avoir étranglé son épouse Delphine, dans le Tarn, il devait préciser son récit. Son avocat, Me Pierre Debuisson, n'a fait aucun commentaire.
Après cinq ans d’emballement médiatique, l’affaire Jubillar cherche un souffle de sérénité. Ce vendredi 18 septembre, Pierre Debuisson, l’un des deux avocats de Cédric Jubillar, après trois heures passées au côté de son client, dans le bureau de la juge d’instruction, à Toulouse, n’a fait aucun commentaire.
L’artisan plaquiste de 39 ans qui a reconnu, en juillet dernier, avoir étranglé sa femme après une dispute conjugale qui aurait mal tourné, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, à Cagnac-les-Mines (Tarn), a été entendu par la magistrate chargée du supplément d’information. Il s’agissait de préciser ses aveux, de détailler la chronologie de cette fameuse soirée et de fixer un récit beaucoup plus exhaustif que celui livré le 15 juillet dernier.
Ces éléments seront mis en situation et confrontés aux constatations matérielles et techniques, lors de la reconstitution judiciaire prévue le 2 octobre, au domicile des Jubillar, à Cagnac-les-Mines. Un déplacement est également prévu à Mailhoc, 15 km plus loin, lieu de l’enfouissement du corps de Delphine Jubillar, dans un monticule de terreau.
Quelle peine en appel ?
Entre un nouveau procès, en appel, dont les dates (30 avril-14 mai 2027) coïncident avec un entre-deux-tours décisif, une nouvelle juge d’instruction plaquant un regard neuf sur cette affaire, un Cédric Jubillar manifestement enclin à libérer sa parole et des avocats de la défense retenant la leur, devant micros et caméras, l’heure est à la discrétion.
L’échéance capitale du 2 octobre et la conduite de ces nouveaux actes sont d’ores et déjà déterminantes pour l’avenir judiciaire de Cédric Jubillar.
Condamné en première instance à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa femme, alors qu’il se disait innocent, l’artisan plaquiste a cette fois opéré une spectaculaire volte-face, en reconnaissant sa responsabilité dans la mort de son épouse Delphine. Ses aveux suffiront-ils à abaisser sa peine en appel ? Réponse le 14 mai 2027.